SWAA-BURUNDI

 

ROHERO II, RUE BUTUTSI, N° 55

B.P 6301 BUJUMBURA

Tel/FAX : 24 1533

E.mail : swaabdi@usan-bu.net

BUJUMBURA-BURUNDI

 

 

 

 

 

 

 

 

ETUDE SUR  L’ACCEPTABILITE DU FEMIDOM AU BURUNDI 

 

 RAPPORT FINAL

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Avec  l’appui financier du FNUAP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bujumbura, mars 2002

 

 

 

TABLE DES MATIERES

I. JUSTIFICATION DE L’ETUDE- 6

Qu’est ce que le Femidom ?- 6

Présentation du Femidom- 7

Durée de vie du femidom- 7

Utilisation du femidom- 8

Qui peut s’en servir ?- 8

Le femidom et les autres méthodes de contraception- 8

II. OBJECTIF GENERAL DE L’ETUDE- 9

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES- 9

                IV. HYPOTHESE DE l’ETUDE- 9

II.1. Population d’enquête- 11

II. 2. Echantillonnage- 12

TABLEAU 1 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON LES VARIABLES- 13

II.3. Instrument de collecte des données- 14

II. 4. Choix des enquêteurs et leur formation- 14

II.5. La pré-enquête- 15

II 5.1. Phase  de recrutement des enquêtées- 15

II.5.2. Phase de démonstration et de remise des FEMIDOM aux enquêtées- 15

II.5.3. Phase de collecte des données de la pré-enquête. 15

II.6. L’enquête proprement dite. 17

II.6.1  Phase  de recrutement des enquêtées. 17

II.6.2. Phase de démonstration et de remise des femidom . 17

II.6.3. Phase de collecte des informations. 17

II.7 Limites et contraintes. 18

III.1. CONNAISSANCES GENERALES SUR LES MOYENS- 20

DE LUTTE CONTRE LE SIDA. 20

III.2.  ACCEPTABILITE DU FEMIDOM. 20

III.2.1 Nombre de rapports sexuels mensuels. 20

III.2.2 Le femidom est-il accepté en milieu burundais ?- 21

III.2.2.1. Raisons de non utilisation du femidom. 21

III.2.2.2 Les impressions sur le femidom. 24

A. Les impressions positives sur le femidom. 24

B. Les impressions négatives sur le femidom-- 25

III.2.2.3. Le moment de l’insertion du femidom-- 26

III.2.2.4. Apports et obstacles  du femidom dans les relations sexuelles- 26

A. Apports du femidom dans les relations sexuelles. 27

B. Obstacles liés au femidom. 28

A. Les avantages du femidom selon nos enquêtées- 29

B. Les inconvénients liés au femidom. 33

III.2.2.6. La pertinence du femidom. 36

III.2.2.7. Réactions du partenaire à l’utilisation du femidom. 38

III.2.2.8. Modifications des relations socio affectives entre les partenaires- 40

III.2.2.9. Préférence entre le préservatif féminin et le préservatif masculin. 41

A. Préférences pour le femidom-- 41

B. Préférences pour le condom. 42

C.  L’un ou l’autre préservatif. 43

D. Ni  l’un ni l’autre. 43

E. Pas de comparaison. 43

III.3. Résultats du deuxième passage. 43

III.3.1. Les impressions sur le femidom. 43

III.3.2. Apports du femidom dans les relations sexuelles. 44

III.3.3. La pertinence du femidom. 44

III.3.4. Réactions du partenaire. 44

III.3.5. Modification des relations avec le partenaire. 44

III.3.6 Préférence entre le femidom et le préservatif masculin. 45

III.3.7. Contraintes liées au femidom. 45

III.4 Synthèse des résultats et conclusion. 46

III.5. Recommandations. 48

Références bibliographiques 49


 

REMERCIEMENTS

 

 

Au terme de ce travail, la SWAA-BURUNDI tient à exprimer ses sincères remerciements au FNUAP pour lui avoir accordé un financement en vue de la réalisation de la présente, à l’ONUSIDA ainsi qu’ au PNSR pour avoir disponibilisé les femidom en nature.

 

Elle remercie également les membres du comité de pilotage pour leurs conseils judicieux, leur esprit de collaboration ainsi que pour la patience qu’ils ont manifestés.

 

Ses remerciements s’adressent aussi aux responsables des associations et centres de santé avec lesquels elle a travaillé pour leur accueil et les informations combien utiles qu’ils ont bien voulu mettre à sa disposition.

 

La SWAA-BURUNDI est reconnaissante envers l’équipe des consultantes et enquêteurs pour le sérieux et la détermination qui  ont caractérisé leur travail.

 

A toutes les femmes qui ont accepté de participer à la présente étude, nous réitérons nos remerciements ; qu’elles sachent que leur contribution est d’une importance capitale pour le Burundi.

 

A toute personne qui, de près ou de loin, a contribué à la réalisation de ce travail, la SWAA-BURUNDI lui exprime sa vive gratitude.

 

 

                                                                 

                                                                                             

 

 

 

 

 


Liste des Tableaux

 

 

Tabl 1             : Répartition de l'échantillon selon les variables

 

Tabl 2          :  Les moyens de prévention du SIDA connus par les enquêtées

 

Tabl 3          :  Nombre de femmes qui ont participé à l’étude

 

Tabl 4          :  Répartition des raisons de non utilisation du femidom

 

Tabl 5          :  Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon l’état

   matrimonial

 

Tabl 6          :  Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon l’âge

 

Tabl 7          :  Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon le niveau d’étude

 

Tabl 8          :  Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon la religion

 

Tabl 9          :  Les impressions positives sur le femidom

 

Tabl10         :  Les impressions négatives sur le femidom

 

Tabl 11        : Moment d’insertion du femidom

 

Tabl  12       : Répartition des réponses sur les apports du femidom dans les

   rapports sexuels

 

Tabl 13        : Répartition des réponses sur les obstacles

 

Tabl 14        :  Répartition des réponses sur les avantages évoqués

 

Tabl 15        :  Répartition des réponses quant aux inconvénients du femidom

 

Tabl 16        :  Répartition des réponses sur la nécessité du femidom

 

Tabl 17            :  Pourquoi le femidom est-il nécessaire ?

 

Tabl 18            : Information préalable du partenaire

 

Tabl 19        : Réactions du partenaire

 

Tabl 20        : Modification des relations affectives avec le partenaire

 

Tabl 21        : Préférence entre les préservatifs féminin et/ou masculin

 

Liste des abréviations

 

 

 

1.     ABUBEF          : Association Burundaise pour le Bien-Etre Familial

 

2.     CMC B             : Centre de Médecine Communautaire BUYENZI

 

3.     DIU                  : Dispositif Intra-Utérin

 

4.     IST                  : Infections Sexuellement Transmissibles

 

5.     ONUSIDA         : Organisation des Nations Unies pour la Lutte contre le sida

 

6.     SWAA             : Society for Women and Aids in Africa

 

7.     VIH                  : Virus d’Immuno-déficience Humaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE 

 

 

 

 

LA PROBLEMATIQUE

 


I. JUSTIFICATION DE L’ETUDE

 

Le SIDA, ce fléau du siècle, continue à faire des ravages particulièrement sur le continent africain. Toutes les nations essaient de se mobiliser et de chercher les moyens adéquats pour arrêter la propagation de cette maladie, notamment par la prévention.

 

Le SIDA ne pourrait arrêter son évolution fulgurante qu’à travers la pratique d’une sexualité responsable et contrôlée par les individus eux-mêmes. A l’état actuel des choses, au Burundi seul l’homme dispose d’un préservatif, le condom masculin. Il peut donc se protéger à tout moment, s’il le juge nécessaire, ce qui n’est pas le cas pour la femme.

 

En effet, les résultats d’entretiens informels réalisés lors des consultations à la SWAA, à L’ABUBEF, à l’ANSS et aux Centres de santé font état, d’un certain nombre de femmes qui soulèvent le problème des hommes qui ne sont pas toujours disposés à mettre le préservatif, même s’ils sont sollicités par leurs partenaires. Cette situation est préoccupante pour ces femmes, d’autant plus que l’éducation qu’elles ont reçue, met l’accent sur la soumission de la femme  ; elles n’osent pas s’imposer et exiger de leurs partenaires l’utilisation du condom. En effet, si l’homme refuse de porter le préservatif masculin, beaucoup de femmes n’ont pas le pouvoir de négociation requis pour refuser le rapport. Le plus fréquemment c’est le résultat de la condition sociale inférieure des femmes dans la société burundaise.

 

La SWAA/BURUNDI a, dans le cadre de la prévention, mis dans son plan d’action, la promotion de l’usage du préservatif féminin appelé Femidom.

 

 

Qu’est ce que le Femidom [1]?

 

Le femidom est l’équivalent du préservatif masculin. Le femidom est le seul préservatif féminin actuellement disponible. Il est fabriqué par la « female Health Company ». Sa vente est autorisée dans la plupart des pays de l’Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, ainsi que dans un certain nombre de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

 

L’ONUSIDA (Avril 1997) définit le femidom comme étant « une gaine en polyuréthane résistante, douce au toucher et transparente qui tapisse les parois du vagin et crée une barrière contre les spermatozoïdes et les micro-organismes responsables des maladies sexuellement transmissibles, y compris le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ».

 

 

 

 Présentation du Femidom

 

Le femidom mesure 17 cm de long, 0.042-0.053mm d’épaisseur et 7.8 cm dans son diamètre le plus large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette gaine est munie d’un anneau souple à chaque extrémité. L’anneau intérieur, amovible, est situé du côté de l’extrémité fermée. Il est utilisé pour faciliter l’insertion et le maintien du dispositif au fond du vagin.

L’anneau extérieur, plus grand et plus mince que l’anneau intérieur, reste à l’extérieur du vagin une fois le préservatif inséré. Il maintient en place le préservatif de façon à ce qu’il recouvre les organes génitaux externes, ainsi que la base du pénis pendant les rapports sexuels.

 

Le préservatif est prélubifié à l’aide d’une substance à base de silicone, non spermicide, connue sous le nom de diméthicone. Il s’agit d’un lubrifiant très utilisé dans le domaine médical. Ce lubrifiant est nécessaire pour faciliter l’insertion et les mouvements pendant les rapports.

 

Durée de vie du femidom

 

La Food and Drug Administration américaine a approuvé une durée de stockage de 5 ans à partir de la date de fabrication. A cause des propriétés du polyuréthane, le

préservatif féminin n’est pas affecté par les sauts de température et d’humidité, si bien qu’il ne nécessite pas des conditions spéciales d’entreposage.

 

Utilisation du femidom

 

Le préservatif est inséré manuellement dans le vagin avant les rapports sexuels. Il peut être mis en place indifféremment plusieurs heures ou juste avant l’acte sexuel. Le préservatif féminin n’a pas besoin d’être retiré immédiatement après le rapport, et contrairement au préservatif masculin, il n’est pas nécessaire que le pénis soit en érection pour le mettre ou pour l’enlever. A l’heure actuelle, il est conseillé un usage unique.

 

Qui peut s’en servir ?

 

Il est utilisable par des femmes de tous âges. Il est particulièrement intéressant pour celles

-         qui ressentent des effets secondaires avec une méthode hormonale ;

-         qui désirent se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles, y compris contre le virus de l’immunodéficience humaine ;

-         qui désirent espacer leurs grossesses ;

-         qui n’aiment pas le préservatif masculin

-         celles dont le partenaire refuse d’utiliser le préservatif masculin.

-         les femmes qui souffrent de sécheresse vaginale peuvent utiliser le femidom pour améliorer la lubrification et d’éviter ainsi les rapports douloureux.

 

 

Le femidom et les autres méthodes de contraception

 

Le femidom peut être combiné avec l’utilisation du dispositif intra utérin (DIU), les méthodes hormonales et la stérilisation. Par contre, il ne devrait pas être utilisé conjointement avec un préservatif masculin.

 

On peut choisir le femidom comme contraception supplémentaire, par exemple quand on a oublié une pilule, et comme protection durant la période du post partum ou même durant la grossesse. Le FEMIDOM, pourrait répondre en quelque sorte au besoin d’autonomie exprimé par des femmes, qui dans leur vie sexuelle se sentent prisonnières de l’homme et dépendantes de celui-ci quant au choix des moyens de protection.

 

Cependant, Le FEMIDOM est un moyen de prévention relativement récent, et son introduction ne peut se faire sans une conscientisation et une préparation de ses utilisatrices.

 

A cet effet, la SWAA/BURUNDI a voulu au préalable travailler à la conscientisation des utilisatrices potentielles. Complémentairement à cela, elle a commandité une étude sur l’acceptabilité du femidom pour savoir si la femme burundaise est psychologiquement prête à l’utiliser.

 

 

II. OBJECTIF GENERAL DE L’ETUDE

 

 

Cette étude a pour objectif général de déterminer le degré d’acceptabilité du FEMIDOM en milieu burundais en vue de sa vulgarisation.

 

 

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES

 

L’étude répond aux objectifs spécifiques suivants :

 

-         Identifier les avantages et les inconvénients du FEMIDOM afin d’évaluer le degré d’acceptabilité du FEMIDOM au sein de la population

-         Inventorier les avantages du FEMIDOM par rapport au préservatif masculin.

 

 

IV. HYPOTHESE DE l’ETUDE

 

La femme burundaise, fortement menacée par le VIH, serait disposée à utiliser le femidom pour sa protection et celle de ses partenaires contre les IST et le VIH mais aussi pour sa protection contre les grossesses non désirées.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PARTIE 
 

 

 

 

 
LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE

 

II.1. Population d’enquête

 

Le femidom est un préservatif destiné aux femmes. Il est très récent et son utilisation ne date que d’au plus une décennie (1992) dans les pays européens. Il est aujourd’hui utilisé dans une douzaine de pays à travers le monde, si on en croit l’UNAIDS, RHR, « The femal condom : A guide for planning and programming »,1997 p13.

 

Le femidom est une des stratégies de lutte contre le VIH/SIDA et des grossesses non désirées. Toutefois, il ne pourrait être développé sans qu’aient été identifiés au préalable les facteurs psychosociaux qui détermineraient l’adoption ou non d’un comportement donné dans le population visée.

 

Dans le cas du Burundi, son introduction nécessite une étude préalable quant à son acceptabilité auprès des utilisatrices potentielles. Cette heureuse initiative a été prise par la SWAA/BURUNDI qui a choisi de mener cette étude auprès de sa clientèle féminine d’abord, ainsi qu’auprès des femmes consultantes de l’ABUBEF, une autre institution partenaire de la SWAA et qui partage le même objectif de prévention des IST et du VIH et des grossesses non désirées.

 

Néanmoins, comme ces deux institutions sont toutes privées, la SWAA a eu l’idée d’associer une structure sanitaire étatique, d’où l’intégration de la clientèle féminine de centre de médecine communautaire (CMC) de BUYENZI à BUJUMBURA et du Centre de santé de NGOZI.

 

Ces enquêtées représentent dans la mesure du possible les différentes variables que nous considérons comme pouvant influencer le degré d’acceptabilité du FEMIDOM (l’âge, la situation matrimoniale, et le niveau d’instruction, la confession religieuse, la profession).

 

En fin de compte notre population d’enquête est répartie sur 5 provinces dans lesquelles interviennent la SWAA/BURUNDI, et l’ABUBEF  : Bujumbura, Ngozi, Muyinga, Gitega et Ruyigi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II. 2. Echantillonnage

 

 

Cette étude qui touche un domaine aussi intime, et surtout sur lequel la société véhicule un certain nombre de tabous et de préjugés, s’adresse aux femmes  volontaires du milieu urbain et rural, appartenant à diverses couches de la population, qui adhèrent totalement aux objectifs de l’étude.

 

L’étude a été faite avec un échantillon de 320  femmes volontaires, clientes des institutions sus-citées.

 

Cet échantillon est à première vue très faible mais compte tenu de la nature de l’étude, du caractère volontariste de la participation et du temps imparti à l’enquête, nous pouvons nous contenter de couvrir les différentes caractéristiques de la population féminine.

 


 

TABLEAU 1 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON LES VARIABLES

 

 

 

PROVINCES

TOTAL

 

 

BUJUMBURA  Mairie

GITEGA

MUYINGA

NGOZI

RUYIGI

 

 

 

 

Nbre

%

Nbre

%

Nbre

%

Nbre

%

Nbre

%

Nbre

%

Tranches d’âges

Moins de 25 ans

42

28,0%

13

29,5%

4

18,2%

20

25,6%

 

 

79

24,7%

25 à 35 ans

69

46,0%

23

52,3%

12

54,5%

39

50,0%

20

76,9%

163

50,9%

Plus de 35 ans

39

26,0%

8

18,2%

6

27,3%

19

24,4%

6

23,1%

78

24,4%

Situation matrimoniale

Mariée

90

60,0%

12

27,3%

11

50,0%

41

52,6%

10

38,5%

164

51,3%

Célibataire

29

19,3%

22

50,0%

6

27,3%

18

23,1%

4

15,4%

79

24,7%

Veuve

10

6,7%

7

15,9%

1

4,5%

13

16,7%

6

23,1%

37

11,6%

Divorcée

5

3,3%

3

6,8%

2

9,1%

6

7,7%

2

7,7%

18

5,6%

Partenaires multiples

15

10,0%

 

 

2

9,1%

 

 

4

15,4%

21

6,6%

Non réponses

1

7%

 

 

 

 

 

 

 

 

1

3%

Niveau d’études

Primaire

74

49,3%

22

50,0%

8

36,4%

44

56,4%

10

38,5%

158

49,4%

Secondaire

47

31,3%

12

27,3%

10

45,5%

14

17,9%

11

42,3%

94

29,4%

Supérieur

4

2,7%

2

4,5%

 

 

1

1,3%

 

 

7

2,2%

Sans formation

25

16,7%

8

18,2%

4

18,2%

19

24,4%

5

19,2%

61

19,1%

Activité

Etudiante

7

4,7%

2

4,7%

1

4,5%

2

2,6%

1

3,8%

13

4,1%

Cultivatrice

9

6,0%

9

20,9%

5

22,7%

37

47,4%

10

38,5%

70

21,9%

Commerçante

44

29,3%

3

7,0%

 

 

9

11,5%

2

7,7%

58

18,2%

Fonctionnaire

7

4,7%

9

20,9%

1

4,5%

4

5,1%

2

7,7%

23

7,2%

Agent sanitaire

9

6,0%

4

9,3%

2

9,1%

3

3,8%

 

 

18

5,6%

Enseignante

7

4,7%

1

2,3%

4

18,2%

5

6,4%

7

26,9%

24

7,5%

Ménagère

67

44,7%

15

34,9%

9

40,9%

18

23,1%

4

15,4%

113

35,4%

Religion

Catholique

78

52,0%

29

65,9%

17

77,3%

46

59,0%

17

65,4%

187

58,4%

Protestante

37

24,7%

6

13,6%

1

4,5%

10

12,8%

2

7,7%

56

17,5%

Islam

34

22,7%

6

13,6%

4

18,2%

22

28,2%

7

26,9%

73

22,8%

Autre

1

7%

3

6,8%

 

 

 

 

 

 

4

1,3%

Total

 

150

100,0%

44

100,0%

22

100,0%

78

100,0%

26

100,0%

320

100,0%

 

 

 


 

II.3. Instrument de collecte des données

 

Les techniques de recueil d’informations étant variées et tributaires de la nature de l’étude, nous avons privilégié pour la présente étude l’interview semi-structurée qui selon, FESTINGER et KATZ[2], est une technique d’interaction verbale entre deux ou plusieurs interlocuteurs qui vise à recueillir des données essentielles sur une question.

 

Dans une perspective de recherche, faire une interview c’est chercher à obtenir des données utiles à une enquête sociale en suscitant des déclarations de personnes susceptibles de fournir ces données. Les personnes interrogées peuvent être des actrices ou témoins par rapport aux faits qu’elles relatent.

 

Cette technique fait appel à des faits que seuls peuvent rapporter les individus qui en ont fait l’expérience personnelle.

 

Nous avons ainsi opté pour cette technique car elle nous permet  d’atteindre les attitudes et les impressions de nos enquêtées à l’égard du femidom.

 

Nous avons dès lors élaboré un guide d’interview qui  comporte des questions fermées pour montrer la position des enquêtées à l’égard du femidom et des questions ouvertes qui permettent de dégager la signification et les motivations profondes de l’acceptation ou de la non acceptation du femidom.

 

 

II. 4. Choix des enquêteurs et leur formation

 

L’enquête a été réalisée par une équipe de 12 enquêteurs dont des  infirmières, des assistantes sociales, un médecin et une psychologue de la SWAA-Burundi, de l’ABUBEF, et du CMC, régulièrement affectés aux services de prise en charge médicale et/ou psychosociale au sein de ces associations et qui sont habitués aux activités de counselling relatif au SIDA et à la santé de la reproduction.

 

Ces enquêteurs ont été formés au préalable sur les aspects suivants :

-         le contexte et les objectifs de l’étude

-         le femidom et son utilisation

-         l’approche méthodologique à utiliser.

 

A ce sujet, une séance de simulation de l’entrevue a été réalisée avec les enquêteurs.

 

 

 

 

 

 

 

II.5. La pré-enquête

 

Cette étape de l’étude comprend trois moments :

 

II 5.1. Phase  de recrutement des enquêtées

 

Pour la Pré-enquête, 60 personnes étaient prévues soit 5 clientes par enquêteur et ce, dans les 5 provinces.

Aussitôt après la formation des enquêteurs , ceux-ci ont démarré une campagne de recrutement des enquêtées au cours de leurs séances habituelles  de counselling. Les différents publics touchés pendant cette période de 2 semaines ont été informés sur le FEMIDOM et invitées à participer à l’étude qui était en vue. 

 

II.5.2. Phase de démonstration et de remise des FEMIDOM aux enquêtées

 

Les femmes qui acceptaient de participer à l’étude ont eu l’occasion de suivre une démonstration sur le maniement du femidom. Quelques préservatifs ont été distribués pour permettre de toucher et même de manipuler le femidom.

Au cours des séances individuelles de démonstration , les clientes étaient initiées à l’utilisation du FEMIDOM. L’enquêteur leur explique son mode d’emploi dans ses moindres détails. Elles avaient la possibilité de s’informer sur toutes les questions concernant ce préservatif. Ainsi, l’enquêteur remettait à chaque cliente deux FEMIDOM et un numéro d’identification qui devait figurer sur la fiche d’enquête.

 L’enquêteur les invitait à revenir pour livrer leurs impressions dans un délai n’excédant pas les deux semaines.

 

II.5.3. Phase de collecte des données de la pré-enquête.

 

Avant de nous lancer dans l’enquête proprement dite, nous avons d’abord testé notre instrument de collecte des données. L’objectif de cette étape de la pré-enquête était de valider et de vérifier l’intelligibilité des questions.

 

Les résultats de la pré-enquête nous ont permis de reformuler les questions 1,2 et 14 et d’en rajouter d’autres. Ainsi, la question n°1 était au départ formulée comme suit :

« Tubwire uburyo muzi bwo kwikingira SIDA ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après la pré-enquête, les différentes possibilités de réponses ont été proposées pour faciliter le travail de l’enquêteur qui n’avait qu’à cocher devant une réponse chaque fois qu’elle était évoquée.

 


-         Kwihangana

 


-         Kureka gushurashura

 


-         Kwirinda ibitobora uruhu

 

 

 


-         Kwirinda gusama imbanyi ufise umugera

-         Agafuko

 

-         Ibindi                    Si sigura

 

La question n°2 était libellée    comme suit :

 

a)     « Uravye muri uku kwezi guheze, woba wararanguye amabanga mpuzabitsina (canke amabanga y’abubatse) ?

 


Ego                                         

 


b)     Wabigize kangahe ?                   N’abantu bangahe ?

 

Ou alors               oya

c)      Vyagenze gute ?

 


d)     None iyo bitangenda gutyo, usanzwe ubigira kangahe ?

         N’abantu bangahe ?

 

La modification de la question a porté sur la période qui n’est plus mensuelle mais hebdomadaire

Uravye muri iyi ndwi iheze, ….le reste demeurant inchangé.

 

 

De même pour la question n°14, les possibilités de réponses ont été proposées, toujours dans le but de  faciliter le travail des enquêteurs.

Uramutse ukoresheje agakingirizo, woshima ko mukoresha agakingirizo k’abakenyezi canke agakingirizo k’abagabo ?

 

Agakingirizo k’abakenyezi

 

Agakingirizo k’abagabo

 

La pré-enquête nous a permis également de trier, et d’adapter les questions en rapport avec le deuxième passage.

Après cette période d’essai avec les deux préservatifs , les enquêteurs  sont passés à la collecte des données par interview semi structurée. Au cours de l’entretien direct et individuel avec l’enquêtée, l’enquêteur remplissait au fur et à mesure la fiche d’enquête.

 

En outre, les résultats de la pré-enquête ont montré que l’acceptabilité du femidom n’est pas influence par les caractéristiques de la population d’enquête.

 

II.6. L’enquête proprement dite.

 

L’enquête s’est déroulée dans les 5 provinces du pays à savoir Bujumbura, Gitega, Muyinga, Ngozi, et Ruyigi, durant les mois d’Août et septembre. Elle a été réalisée par les animateurs habituels des associations et centres de santé concernés. L’enquête proprement dite comporte également trois moments.

 

II.6.1  Phase  de recrutement des enquêtées. 

 

De la même manière qu’au cours de la pré-enquête, les enquêtées suivent une séance de formation et d’information. L’enquêteur invite les personnes volontaires à participer à l’étude.

 

II.6.2. Phase de démonstration et de remise des femidom .

 

Cette phase concerne les femmes qui ont accepté de participer à l’étude. Comme pour la pré-enquête, ces femmes sont informées sur le femidom. Elles sont ensuite initiées à son utilisation.

 

A cette même occasion, elles reçoivent deux préservatifs  féminins  pour essai  ainsi qu’un numéro d’identification. Ce code secret devait figurer sur la fiche d’enquête.

 

II.6.3. Phase de collecte des informations.

 

Cette phase de collecte s’est déroulée en deux temps que nous avons appelés premier et deuxième passage.

 

Premier passage      Les femmes qui sont allés essayer le femidom reviennent aux centres respectifs pour parler de leurs expériences. Les enquêteurs remplissent la fiche d’enquête au cours d’un entretien direct et individuel.

Deuxième passage Au moment  où elles viennent livrer leurs impressions, deux autres préservatifs féminins leur sont donnés. En effet, nous avons envisagé un deuxième essai du femidom en vue de déceler les effets éventuels de l’habitude et de la familiarité avec le femidom et ainsi valider les impressions du premier passage.

 

Par ailleurs, la plupart des programmes suggèrent aujourd’hui que les femmes essaient le préservatif féminin trois fois avant de décider si oui ou non elles l’aimaient.

 

II.7 Limites et contraintes.

 

Les difficultés rencontrées au cours de notre travail sont liées pour une large part au faible taux de participation et à la supervision de l’enquête.

 

Concernant le faible taux de participation, les entretiens avec les responsables des associations ainsi que la consultation des registres font état d’une fréquentation importante.

La moyenne de l’affluence était de 25 clientes par jour aussi bien à l’ABUBEF qu’à la SWAA.

 

Ces constats nous ont poussées à envisager un échantillon de 600 femmes.

 

Néanmoins pour des raisons indépendantes de notre volonté, cet échantillon de 600 femmes n’a pas pu être atteint. En effet, même si les clientes habituelles sont venues, beaucoup d’entre elles n’ont pas accepté d’aller essayer le femidom.

 

Aussi, on attendait une cinquantaine de participantes à l’ANSS qui à notre surprise, n’a malheureusement pas voulu participer à l’étude. Il en a été de même pour l’ABUBEF GITEGA.

 

Comme le temps imparti à l’enquête se limitait à seulement 2 mois, l’échantillon à la fin de cette période s’est arrêté à 320 femmes qui ont accepté de participer à notre étude. Néanmoins, seules 267 de celles-ci ont effectivement utilisé le femidom. En effet, 36 qui avaient pris le femidom n’ont pas eu l’occasion de s’en servir pour des raisons diverses tandis que 17 femmes ne sont pas revenues pour donner leurs impressions.

 

Quant à la supervision de l’enquête, la relation d’entretien qui devait requérir la confidentialité ne permettait pas la présence d’une tierce personne. Nous avions toutefois demandé à nos enquêteurs de nous signaler d’éventuelles difficultés.

 


 

 

 

 

 

 

 

TROISIEME PARTIE 

 

 

 

 

PRESENTATION, ANALYSE ET

INTERPRETATION DES RESULTATS


 

III.1. CONNAISSANCES GENERALES SUR LES MOYENS

 DE LUTTE CONTRE LE SIDA.

 

Le femidom étant un moyen de protection qui vient s’ajouter aux autres, nous avons jugé bon d’explorer les connaissances de nos enquêtées en rapport avec les moyens de lutte contre le SIDA.

 

TABLEAU 2 :  Les moyens de prévention du SIDA connus par les enquêtées

 

Réponses

fréquence

Pourcentage

Le préservatif

295

92,18

Pas utiliser des objets tranchants

246

76

Pas de vagabondage sexuel

210

65

Abstinence

184

57

Eviter la transfusion sanguine

5

1

 

  • Le total excède le nombre d’enquêtées parce que chacune pouvait donner plusieurs réponses.

Le préservatif est évoqué par la majorité de nos enquêtées, soit 92,8%. On peut penser d’ores et déjà qu’elles parlent du préservatif masculin parce que c’est le seul encore disponible sur le marché burundais.

 

Le vagabondage sexuel étant reconnu comme voie redoutable de contamination du sida est évoqué par nos enquêtées en 3ème position. Le condom l’est par contre en 1ère position.

 

De façon générale, nos enquêtées sont suffisamment informées sur les moyens de lutte contre le SIDA, comme l’indique le tableau ci-haut. En effet, notre public cible est constitué de la clientèle habituelle des institutions qui oeuvrent à la prévention du sida. Il se trouve dès lors et déjà sensibilisé sur les moyens de lutte.

 

 

III.2.  ACCEPTABILITE DU FEMIDOM.

 

III.2.1 Nombre de rapports sexuels mensuels.

 

 

En posant cette question, l’objectif était de se rendre compte que nos enquêtées sont sexuellement actives. En effet, les résultats de l’étude montrent que presque toutes nos enquêtées (soit 88%) font des rapports sexuels en raison d’une moyenne de 16 fois par mois.

 

 

 

 

 

Par ailleurs, parmi nos enquêtées, il y en a qui nous ont affirmé avoir plusieurs partenaires (de 1 à 5)

 

Nous avons en outre cherché à savoir si nos enquêtées font des rapports sexuels protégés. Ainsi, 239 sur 320 soit 75% utilisent un préservatif alors que 73 soit 23% n’utilisent pas de préservatif. On pourrait dès lors s’interroger sur le sort de ceux qui font des rapports sexuels non protégés.

 

III.2.2 Le femidom est-il accepté en milieu burundais ?

 

Le préservatif féminin n’est pas encore disponible en milieu burundais. Avant de le disponibiliser, la SWAA a eu l’initiative d’en étudier d’abord l’acceptabilité.

C’est ainsi que les  enquêtées avaient reçu chacune 2 préservatifs féminins pour essai et devaient revenir pour livrer leurs impressions. Sur 320 femmes qui ont accepté de participer à l’étude 267 soit 83,43% ont utilisé le femidom, 36 soit 11,25% ne s’en sont pas servi et 17 soit 5,31 ne sont pas revenues pour révéler leurs impressions.

 

TABLEAU 3 :  Nombre de femmes qui ont participé à l’étude.

 

 

Fréquence

%

ont utilisé les femidoms

267

83,43

n’ont pas pu l’utiliser

36

11,25

pas de réponse

17

5,31

Total

320

100

 

 

 III.2.2.1. Raisons de non utilisation du femidom.

 

 

Si les 36 femmes n’ont pas utilisé le femidom cela ne voudrait pas dire qu’elles l’ont toutes rejeté. Différentes raisons ont entraîné la non utilisation du femidom comme on peut les trouver dans le tableau ci-dessous.

 

 

TABLEAU 4 :  Répartition des raisons de non utilisation du femidom.

 

Type de réponses

Fréquence

Pourcentage

Refus catégorique du partenaire

22

61,11

Pas de client qui s’est présenté

4

11,11

Le mari était absent

3

8,33

Usage d’une autre méthode de  contraception

2

5,55

Accusée d’infidélité

2

5,55

Difficile à insérer

2

5,55

Ca m’a fait peur

1

2,77

Total

36

100

 

 

Enfin 17 femmes ne sont pas revenues faire part de leurs impressions.

 

Sur les 36 femmes 22 soit 61,11% rapportent n’avoir pas utilisé le femidom parce que le partenaire a catégoriquement refusé. De ces 22 femmes, 15 sont mariées, 5 sont des célibataires et 2 sont des divorcées.

 

Tableau n° 5 : Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon l’état matrimonial

 

 

      Réponses

 


Etat matrimonial

 

fréquence

%

Mariées

133

81,09

Célibataires

67

84,81

Veuves

32

86,48

Divorcée

15

83,33

A partenaires multiples

20

95,23

Total

267

83,43

 

 

Tableau N° 6 :  Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon l’âge.

 

             Rép.

        Age

Fréquence

%

Moins de 25 ans

63

79,74

25à35 ans

136

83,43

Plus de 35 ans

68

96,14

 

 

 

Tableau N° : Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon le niveau d’étude

 

     Réponses

 

Niveau d’étude

Fréquence

%

Sans formation

53

86,86

Primaire

133

84,17

Secondaire

74

78,72

Supérieur

7

100

 

 

 

 

 

 

 

Tableau N° 8 : Répartition de celles qui ont utilisé le femidom selon la religion

 

 Réponses

 

Religion

Fréquence

%

 Catholique

161

86,09

 Protestant

43

76,78

 Musulmans

60

82,19

 Autres

3

75,00

 

En effet, l’emploi du préservatif demande la plupart du temps l’accord des deux partenaires. Il est difficile pour la femme de contester les décisions de leurs époux, particulièrement s’il s’agit du moment et des manières d’avoir des relations sexuelles.

 

Parmi ces femmes se trouvent entre autres celles à partenaires multiples qui se trouvent souvent dans une position encore moins assurée pour exiger une protection. En témoignent les propos ci-après : «Yambwiye ko aca angabanya amahera » c’est-à-dire «  Il m’a dit qu’avec le femidom  le tarif devrait diminuer ».

 

7 femmes sur les 36 soit 19,44% n’ont pas utilisé le femidom simplement parce qu’elles n’ont pas eu de « client » à cette période, ou que le mari était absent.

 

Ces femmes à partenaires multiples hésitent à discuter avec un client sur l’utilisation du femidom, craignant la perte d’un revenu.

 

Quel que soit le statut matrimonial de la femme, si l’homme refuse, beaucoup de femmes n’ont pas de pouvoir de négociation requis pour refuser le rapport, la raison fondamentale étant la condition sociale inférieure des femmes de notre société.

 

Par ailleurs, 2 femmes soit 5,55% affirment ne pas avoir utilisé le femidom par peur d’être accusées d’infidélité. Ainsi beaucoup de gens pensent qu’une femme ne risque de contracter l’infection à VIH que si elle a de nombreux  partenaires sexuels ou s’adonne à la prostitution.

 

Le propos de cette femme en dit long « Natinye ico umugabo yokwibaza. »

« j’ai eu crainte de ce que penserait mon mari »

 

Il y a deux femmes qui n’ont pas utilisé le femidom prétextant qu’elles utilisaient une autre méthode de contraception. Elles auraient considéré le femidom sous son aspect contraceptif que de prévention.

 

Deux enquêtées apportent qu’elles n’ont pas utilisé le femidom parce que l’insertion leur a été difficile.

 

Enfin, une femme sur les 36 soit 2,77% n’a pas utilisé le préservatif féminin, parce qu’avoue-t-elle, le femidom lui a fait peur.

 

III.2.2.2 Les impressions sur le femidom.

 

Ces impressions sont révélées par les 267 qui ont participé à l’étude et qui ont effectivement utilisé le femidom. Les réponses de nos enquêtées font état des impressions positives et des impressions négatives.

 

 

A. Les impressions positives sur le femidom.

 

TABLEAU 9 :  Les impressions positives sur le femidom

 

impressions

fréquence

pourcentage

Le femidom est confortable

157

58.80

Le femidom est doux

59

22,09

Le femidom n’est pas ressenti au moment des rapports par les partenaires

46

17,22

Le femidom assure la satisfaction sexuelle

15

5.61

Le femidom est lubrifié

13

4.86

Le femidom ne sent pas mauvais

2

0.74

Le femidom recueille convenablement les spermes

2

0.74

 

Il ressort du tableau ci-dessus que pour 157 femmes soit 58.8% le femidom est confortable.

 

Pour 59 femmes soit 22,09% le femidom est doux.

Par ailleurs, pour 46 femmes soit 17,22%, le femidom n’est pas ressenti au moment des rapports par les partenaires.

 

15 femmes soit 5.61% disent que le femidom assure la satisfaction sexuelle pendant les rapports.

 

13 femmes soit 4.86% trouvent le femidom lubrifié.

Deux autres femmes soit 0.74% rapportent que le femidom recueille convenablement les spermes.

 

Enfin, comparativement au préservatif masculin, le femidom ne sent pas mauvais. Cela a été évoqué par 2 femmes soit 0.74%

 

 Le femidom est un mode de protection supplémentaire qui présente des qualités évidentes et qui assurent à la femme son autonomie.

 

 

 

 

 

 

B. Les impressions négatives sur le femidom

 

Les impressions négatives révélées par nos enquêtées concernent principalement l’aspect physique du femidom.

 

 

TABLEAU 10 :  Les impressions négatives sur le femidom

 

Impressions

Fréquences

pourcentage

Le femidom est difficile à insérer

49

18.35

Le femidom chatouille à cause des anneaux

7

2.62

Le femidom fait peur

11

4.11

Le femidom fait beaucoup de bruit

4

1.49

Le femidom exige qu’on le tienne durant les rapports sexuels

2

0.74

Le femidom est inconfortable pour le partenaire

2

0.74

Le plaisir sexuel diminue

2

0.74

Le femidom fait mal

6

2.24

Le femidom n’est pas pratique pour la technique « Ruganga »

5

1.87

L’insatisfaction du partenaire

3

1.12