Urgence inondations
La région de Dédougou, dans le nord est de la Boucle du Mouhoun, a été touché : les paroisses de Zaba, Toma, Kiembara des provinces du Nayala et du Sourou.
Les inondations sont survenues suite à des pluies diluviennes successives cumulant, en un intervalle de temps court, des quantités d’eau considérables (217,9 mm en moins d'une semaine) avec pour conséquences de nombreux dégâts, des sans abris et des pertes en vies humaines.
Les différentes données collectées à chaud sur le terrain se présentent comme suit :
- 79 villages touchés
- 885 habitations tombées
- 228 greniers contenant des vivres tombés (environ 53.2 tonnes de vivres)
- 9761 sinistrés (sans abris)
- 885 hectares de champs inondés
- Plus de 152 animaux (caprins et volaille) emportés par les eaux
- 6 décès (1 homme et 5 femmes) ; 16 personnes blessées : ces décès et blessures sont dus à l’effondrement des habitations et à des noyades.
L’estimation des besoins à satisfaire en date du 17 septembre 2009 se présente ainsi qu’il suit :
Besoins immédiats :
- 9 000 couvertures
- 9 000 nattes
- 95 000 moustiquaires
- 8 500 seaux
- 150 tonnes de vivres
- 20 kits de médicaments anti palu
- 150 kits scolaires
- 1 000 lampes tempêtes
- 30 ballots d’effets d’habillement
Besoins à moyen terme :
- 150 constructions d’abris
- 250 réhabilitations d’abris
- 120 tonnes de vivres
NE RESTEZ PAS INSENSIBLE A CET APPEL !
Si vous souhaitez apporter une aide à la population burkinabée, nous pouvons collecter les fonds et les faire parvenir à l’OCADES – Caritas Burkina
Chèque à l’ordre de « LES AMIS DE DEDOUGOU » 12 rue des Pins, 91330 Yerres
Précisez au dos " inondations "
Récit de Ouedraogo Sidjabda Fulbert, jeune jardinier à Ouagadougou :
« Le mardi 1er septembre, je me suis levé à 6h et j’ai trouvé que la pluie était en train de tomber très fort. Je me suis recouché parce que je n’avais plus besoin d'arriver trop tôt au travail pour arroser le jardin. Mais à 7h, il pleuvait toujours et je ne pouvais pas partir. A 8 h, j’ai vu que l’eau tait en train de rentrer dans ma maison. J’ai pris des sachets en plastique pour mettre devant la porte et j’ai commencé à rassembler mes habits et mes papiers dans un sac. Quand j’ai eu fini de ramasser mes affaires, l’eau avait monté dans la maison et arrivait à mes genoux. J’ai essayé d’ouvrir la porte pour me sauver, mais comme l’eau de la cour était plus haute que dans la maison, la pression a fait que la porte ne pouvait plus s’ouvrir. Donc j’étais coincé à l’intérieur. Je ne savais comment faire pour me sauver, les fenêtres sont petites et ne s’ouvrent pas chez nous. Heureusement le mur des toilettes est tombé et à tapé un côté du mur de la chambre qui a commencé tomber : c’est par là que je suis sorti. J’ai eu de la chance car immdiatement après le reste de la maison s’est effondré. Tous les meubles étaient restés sur les lieux, recouverts par les décombres. J’ai traversé le quartier inondé avec les voisins qui se sauvaient et j’ai regagné les quartiers où il y avait moins d’eau. Il a plu jusqu’à 16 heures ! Je n’avais jamais vu ça à Ouaga!
J’ai dormi chez mon patron, et je suis retourné sur les lieux le lendemain. Le niveau de l’eau avait bien baissé mais j’ai trouvé que presque toutes les maisons de mon quartier, Dapoya, étaient écroulés. Beaucoup de gens étaient en train de chercher leurs affaires. J’ai retrouvé ma mobylette, le lit avec le sommier, le canapé et deux fauteuils mais tout le reste, (le matelas, la télé et la chaîne de radio) était partis. J’avais oublié de prendre les papiers de ma mobylette et je ne les ai pas retrouvés. J’ai demandé à un charretier de transporter mon mobilier chez mon patron où j’ai tout nettoyé et fait sécher. Puis j’ai vite cherché une chambre à louer dans un quartier qui n’a pas tout inondé. Voilà. »
Les photos suivantes sont prises dans son quartier de Dapoya, le vendredi 4 septembre.



