La situation médicale au Togo a été
profondément affectée par la crise politique de 1992-1993
qui s'est traduite par une chute dramatique des dépenses publiques
de la santé et a causé l'exode d'un grand nombre de professionnels
qualifiés. La qualité et la disponibilité des soins
ont fortement diminué. Les besoins de la population en ce qui
concerne la santé sont énormes.
Le taux de mortalité infantile est 137 pour 1000 et représente
presque la moitié du taux de mortalité.
La morbidité provoquée par la prédominance des
maladies infectieuses et parasitaires, à la tête desquelles
la malaria, est également haute.
Pour
ce qui concerne le VIH/SIDA, sur une population de 4.5 millions
de personnes, le nombre d'individus séropositifs avoués
excède les 146.000 pour un pourcentage de 6% de la population
des 15-45. Cette situation pourrait si rien n'est fait doubler dans
cinq ans et quadrupler d'ici à 2014.
Le risque principal réside dans la sous estimation du potentiel
de la propagation du VIH au Togo, résultant du manque de l'information.
Actuellement, 20% des personnes interrogées estiment que les
condoms ne sont pas utiles et pas assez de personnes ne connaissent
les modes de la transmission de la maladie.
Dans ce secteur prioritaire, la stratégie de l'association
se repose sur les points suivants: