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E.R.A

CAMEROUN

ONG Camerounaise

Récépissé de déclaration n° 00245/RDA/J06/BAPP du 18 Septembre 1995

Yaoundé, juillet 2000

 

SOMMAIRE

Pages

Introduction 3

Première partie : rapport administratif 4

I/- Présentation de ERA - Cameroun 5

II/- Actions menées par ERA-Cameroun et Perspectives. 6

III/- Partenariat 8

IV/- Les bénéficiaires 9

V/- Réseaux 10

VI/- Les séminaires et Réunions nationales et

internationales auxquelles ont participé les membres de ERA-Cameroun. 11

Deuxième partie : présentation des activités réalisées 13

I/- La réalisation des micro-projets de quartiers 14

II/- Projet de motorisation et électrification villageoise à

partir de la biomasse en zone forestière 18

III/- Projet pilote sur l'étude de la qualité des eaux des ouvrages réalisés

par Plan International au Cameroun 22

IV/- Projet d’assainissement autonome et d'amélioration des voies d'accès

dans le quartier Melen IV à Yaoundé. 28

V/- Suivi du projet pétrolier et d'oléoduc TCHAD - Cameroun. 33

VI/- Projet de recherche sur les déperditions scolaires féminines 43

VII/- Actions internationales de ERA-Cameroun depuis 1999

et premier semestre 2000. 47

Troisième partie : rapport financier 51

ANNEXE 55

Annexe 1 : programme triennal 2001/2002 56

Annexe 2 : liste des membres de ERA - Cameroun 58

Annexe 3 : photo de quelque réalisations 59

Annexe 4 : coupure de presse portant sur les réalisations de ERA - Cameroun 63

Introduction

Dans ce document, nous présentons les activités réalisées par ERA-Cameroun tant à son antenne de Bafoussam qu'en son siège à Yaoundé sur la période allant de janvier 1999 à juin 2000. Les activités décrites ici sont celles qui ont été exécutées pendant au moins une durée d’un mois et qui ont mobilisé la participation d’au moins trois membres de l’organisation.

Pour chaque activité, nous présentons les enjeux, les objectifs, les activités réalisées, les principales actions en cours , les partenaires, les perspectives et les résultats obtenus. Pour certaines activités d'appui au développement, il est aussi fait mention des bénéficiaires directs et indirects.

La participation aux colloques et séminaires a été des moments privilégiés pour échanger avec les autres partenaires, sur la pertinence des démarches de projet qui sont les nôtres et sur nos principaux résultats obtenus sur le terrain.

Pendant la période couverte par ce rapport, ERA - Cameroun confirme d'avantage son emprise sur le terrain au vu du nombre de réalisations effectuées et aussi de la diversité de ses partenaires techniques et financiers. Ce rapport d'activités comporte trois parties :

Malgré les moyens modestes que nous avons pu mobilisés pour l'exécution de nos programmes, cette année est marquée par la finalisation d'un certain nombre de travaux entamés depuis de longue date, et l'organisation a entamé des programmes de longue durée avec d'autres partenaires techniques et financiers nouveaux tant au niveau national qu’international.

Nous remercions vivement tous les partenaires et autres organisations qui nous ont fait confiance pour la réalisation des activités que nous décrivons dans ce document.

A la fin de cet exercice, nous avons été amenés à définir, contrairement aux années antérieures, un programme triennal (2001-2003) qui démarrera avec des acquis financiers et techniques qu'il faudra consolider. Sans se détourner de ces axes fondamentaux d'intervention, ERA - Cameroun compte s'associer aux autres ONG nationales et internationales au suivi à la réalisation du pipeline Tchad - Cameroun et veiller au respect des droits et de la dignité des personnes riveraines du tracé.

 

I/- Présentation de ERA – Cameroun.

ERA – Cameroun est une Organisation Non Gouvernementale de droit camerounais créée en juin 1995 et reconnue officiellement le 18 Septembre 1995 par arrêté préfectorale n°00245/RDA/JO/BAPP.

ERA – Cameroun est née de la volonté de chercheurs, d'ingénieurs et sociologues camerounais de rendre accessibles les résultats de recherche aux couches sociales modestes et cela à travers des applications concrètes à grande échelle. Depuis sa création, elle développe des activités visant à contribuer à la baisse du taux de concentration des déchets dans les villes et campagnes, à améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones périphériques des grandes villes et les centres secondaires, à limiter des émissions des gaz à effet de serre. Il développe des technologies propres pour l’énergie décentralisée et ses activités sont regroupées autour des axes de travail suivants :

- Gestion et valorisation des déchets solides et liquides

- La promotion des techniques appropriées d'assainissement et d'approvisionnement en eau.

- Energie " Propre "

- Technologie " Propre " et Génie – Civil;

- Education environnementale et sanitaire.

ERA Cameroun compte parmi ses membres : trois ingénieurs du génie civil spécialisés dans l’assainissement et la distribution d’eau potable, trois universitaires spécialisés dans les problèmes d’hydrogéologie, d’hydrologie, de gestion de déchets, de bois et d’énergie, deux sociologues et un éducateur. Soit une équipe de 10 personnes qui mettent l’essentiel de leur temps libre au service du développement. Ils sont appuyés dans leurs tâches par une secrétaire, un agent et un animateur qui travaillent sous contrat. L’Association qui comptait 5 membres à sa création a été enrichie par l’arrivée de trois universitaires en 1997, puis deux autres membres en 1999 dont la contribution a été déterminante pour son épanouissement sur le double plan national et international.

Organisation et structure.

Les membres de la cellule de Coordination, c’est à dire le Coordonnateur et son adjoint, le Directeur financier et le Secrétaire Général sont élus pour un mandat de deux ans renouvelables. ERA - Cameroun est organisé comme indiqué dans l'organigramme de la figure n°1. D'une manière générale, les programmes conduits par l’organisation sont fait d’une manière collégiale sous la responsabilité du Chef de division technique responsable du projet. Les réunions de coordination se tiennent régulièrement et les rapports d’exécution de chaque projet sont rédigés en équipe. Sur le plan comptable, l’association dispose d’un compte dans lequel un système de double signature est obligatoire pour tout retrait de fond. Pour l’instant les trois signataires sont : le Coordonnateur, le Coordonnateur Adjoint et le Directeur Financier. L’Assembl&ea cute;e Générale (qui tient de conseil d'administration) vote le budget annuel de fonctionnement (salaire du personnel sous contrat, fonctionnement de bureau, équipement, etc…), donne les orientations pour le fonctionnement général et vote le programme triennal d’action.

Figure n°1 : Organigramme de fonctionnement de ERA - Camroun

II/- ACTIONS MENEES PAR ERA - CAMEROUN ET PERSPECTIVES.

Dans le programme biennal 1999/2000, ERA - Cameroun devait orienter prioritairement ses efforts sur la consolidation des acquis auprès des associations de quartiers. Ceci devrait passer par la réalisation de projets d’amélioration de cadre de vie et de réalisation des ouvrages d'intérêts commun tels que : les ponts, les routes et les points d’eau. Par ailleurs, ce programme indique la poursuite des études préliminaires sur l’électrification rurale décentralisée à partir de la biomasse dans les zones forestières du Cameroun. La phase d'étude de ce projet s'est achevé cette année, avec les enquêtes socio-économique réalisées dans 15 villages de la zone forestière de la province du Centre au Cameroun et le transfert, suivi de l'expérimentation à Yaoundé d'une plate-forme motorisé inté ;grant un gazogèn e, des moteurs du Burkina Faso. Les deux missions d'appui technique effectué par un expert de l'IED a permis à la fin de ce programme l'ébauche d'un avant projet d'électrification décentralisé, avec une forte composante de valorisation de biomasse dans 7 villages.

Avec le lancement du projet pétrolier et d’Oléoduc Tchad Cameroun en 1997, ERA - Cameroun s’est engagée dans le collectif de 30 ONG camerounaises pour un suivi régulier de toutes les phases de préparation et de réalisation de ce projet afin de protéger les intérêts des populations riveraines et s’assurer que les impacts environnementaux du projet sont minimisés. Cette option a été confirmée dans le programme biennal 1999/2000 et sera poursuivie.

Dans le domaine de l’assainissement, l’expérience de ERA - Cameroun a été enrichie avec la formation de l’un de ses membres entre 1997/1998 à l’Université Senghor d’Alexandrie en gestion de l’environnement. Fort de notre expérience dans les petits projets de quartiers et surtout de notre intervention dans la rédaction de l’inventaire national des gaz à effet de serre du Cameroun, ERA – Cameroun, a lancé avec l’association "Ingénieurs Sans frontières de la Région de Catalogne en Espagne", un programme d’assainissement autonome des quartiers spontanés de la ville de Yaoundé avec l’appui de la Commune Urbaine de Yaoundé VI. Ce programme est maintenu dans le programme triennal 2001/2003. Il a démarré par un projet pilote dans un quartier de 10 000 habitants, et pourra être élargi à d'autres quartiers de la ville en ca s du succès de l’ opération en cours actuellement. Ce programme intègre aussi la protection des ressources en eau.

Dans son programme 2001/2003, ERA - Cameroun souhaite élargir sa base de connaissances sur les systèmes d’assainissement autonome dans les quartiers pauvres. Une étude est en cours de préparation dans ce sens.

Yaoundé comporte environ 10 % de sa surface occupée par des maraîchages très inondés en saison des pluies et constituant des zones privilégiées de développement des moustiques et d’autres vecteurs de maladies. ERA – Cameroun a participé au programme de boisement des zones des bas-fonds en vue de les assécher avec la collaboration de la Communauté Urbaine de Yaoundé. Une zone de 40 ha est en cours de boisement actuellement.

Dans le domaine de l’eau potable : Un projet de suivi de la qualité des eaux des ouvrages d’hydraulique villageoise réalisés par l'organisation dénommée "PLAN International" a démarré en 1999, avec la formation des bénéficiaires pour le stockage et le transport de l’eau. De plus, l’association apportera son appui à la mise en place de comités de gestion de l’eau pour pérenniser les ouvrages qui ont été déjà réalisés.

Dans le domaine des déchets solides : ERA - Cameroun a mis au point un programme de vulgarisation du compostage à petite échelle à travers des pilotes qui seront mis en place dans quelques villes de la province du Centre. Les difficultés d'accessibilité des logements dans certains quartiers de la ville ont amené à envisager d'organiser les associations des jeunes qui travaillent déjà dans le secteur en vue de mettre en place progressivement un programme de pré-collecte des déchets dans les quartiers enclavés, pour améliorer le taux de couverture totale de la collecte et surtout professionnaliser les groupes les plus dynamiques. Ce programme sera réalisé de manière concertée avec les municipalités de Yaoundé et la société privée en charge du ramassage des ordures dans la ville .

III/ PARTENARIAT

III.1/- Les Partenaires permanents avec accord formels pour des projets

Le partenariat avec les organismes cités ci-dessus est défini à travers des projets concrets piloté sur le terrain par ERA - Cameroun.

 

 

III.2/- Les partenaires avec lesquels il n’y a pas d’accord formel de partenariat 

Nous faisons des échanges permanentes avec ces organismes sur les thèmes communs sans que ces échanges ne soient formalisées. Par exemple, ERA – Cameroun participe régulièrement aux négociations climat pour renforcer la position des ONG francophones. Il échange régulièrement avec Helio International pour établir un observatoire sur la viabilité énergétique au niveau des pays francophones d'Afrique.

IV/- Les bénéficiaires (groupes cibles) des projets menés par era -

cameroun

Les populations qui bénéficient des projets menés par ERA - Cameroun sont issues des quartiers pauvres des grandes villes; des zones rurales organisées dans les groupements de base (groupe d'intérêts communes, associations de quartier) et enfin les communes.

Aux populations et les associations de quartier, ERA - Cameroun apporte un encadrement et un appui pour le montage de projets, la recherche de financement et la réalisation des projets d'intérêt collectif. La plupart des financements mobilisés pour ces projets sont des subventions. La population ou le groupe bénéficiaire doit apporter entre 10 et 20% du coût total des ouvrages, s'il s'agit d'une réalisation. Mais les frais d'étude sont entièrement subventionnés.

Ces groupes cibles sont identifiés de plusieurs manières : à travers des organisations déjà encadrées, à travers des lettres de demande d'appui formulés par les groupes ou lors des études et recherches diverses que nous réalisons sur le terrain

V/- Réseaux

ERA - Cameroun appartient à plusieurs réseaux de recherche et à un groupe d'ONG de lobbing. Nous pouvons citer à titre d’illustration :

VI- LES SEMINAIRES ET REUNIONS NATIONALES OU INTERNATIONALES AUXQUELLES ONT PARTICIPE LES MEMBRES DE ERA-CAMEROUN.

Les membres de ERA – Cameroun ont participé à divers séminaires et colloques au niveau national ou international soit comme intervenant ou comme rapporteur de commission technique. Nous pouvons citer :

 

I) réalisation des micro-projets de quartiers

Les micro-projets ont été réalisés dans le cadre du programme FOURMI (Fonds aux Organisations Urbaines et aux Micro - Initiatives) qui est financé par l'Union Européenne et exécuté pour sa première phase dans cinq villes du Cameroun : Yaoundé, Douala, Bamenda, Bafoussam et Bafang (tableau n°1). L'un des objectifs de ce programme est d'améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers défavorisés des villes concernées.

I.1/- Enjeux

Les villes camerounaises en général sont le lieu d’une très forte poussée démographique avec un taux de croissance moyen d’environ 4,5% par an (6% à Yaoundé et 4,9% à Douala). L’accroissement naturel accéléré de la population et surtout l’exode rural caractérisé par une forte migration des populations rurales vers les villes constituent les deux principales causes de cette croissance exponentielle des villes.

La ville a un certain attrait pour les habitants des différentes zones rurales. C’est ainsi que l’on retrouve en ville des personnes d’origines diverses avec des pratiques sociales différentes, chacun ayant transféré à quelque chose près dans son milieu le mode de vie et d’organisation qui existe dans son village d’origine. Dans ce contexte, il difficile de réaliser des projets d’intérêt commun avec la participation effective des populations. En effet, il est plus facile de faire passer les messages de sensibilisation dans les quartiers où les gens ont l’habitude de se réunir que dans les autres quartiers.

La pauvreté, bien que présente dans l’ensemble du pays, est encore plus perceptible dans les quartiers spontanés des grandes villes, principaux champs d’action du programme FOURMI au Cameroun. Le pouvoir d’achat des ménages dans ces quartiers est faible et continu de baisser pour la seule ville de Yaoundé d’environ 4,5% par an pendant qu’on observe sur le marché, la hausse continue des prix des denrées essentielles. Les travaux de Caroline COQUEBLIN, effectués dans le quartier Nkoldongo affirment sans ambiguïté que 61,5% des populations vivant dans cette zone n’ont pas un revenu stable, et pour s’en sortir les ménages n’hésitent pas à recourir au travail des enfants.

C'est dans ce contexte économique très peu favorable, que le programme FOURMI s'est déployé pour susciter l'adhésion des populations à la base et mobiliser leurs contributions. En effet, le taux de réussite de 80,5% enregistré par ce programme pendant les quatre premières années est une marque de succès.

I.2/- Activités.

ERA - Cameroun, est intervenu en tant que partenaire technique du programme " Fonds aux Organisations Urbaines et aux Micro Initiatives " (FOURMI) piloté par le Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (GRET). En 1999 et au premier trimestre 2000, il a conduit, la réalisation de cinq micro projets de quartier dont les montants varient de 1,2 à 7 millions de FCFA. Ce programme, définit préalablement pour une durée de trois ans (1995 -1998) a bénéficié d'une enveloppe supplémentaire pour couvrir le premier semestre de 1999.

En tant que bureau d’études techniques, ERA-Cameroun monte les projets identifiés par l’organisme intermédiaire (OI), fait le suivi technique lors de la réalisation (assure le rôle de maître d’œuvre).

Au cours de la période, nous avons monté et suivi la réalisation des micro - projets (ponts, passerelles, dalots et pistes d'accès et caniveaux d'évacuation des eaux pluviales dans les quartiers enclavés). L'essentiel de ces activités a été réalisé à Bafoussam et à Yaoundé.

Le tableau n°1 ci-dessous présente la liste des projets qui ont été réalisés dans les villes de Yaoundé et Bafoussam.

Tableau n°1 : Liste et localisation des projets réalisés dans le cadre du programme FOURMI.

Numéro

Nom du projet

Quartiers

Ville

Coût (FCFA)

1

Aménagement des sentiers au quartier Mini - ferme.

Melen IV.

Yaoundé

4 987 000

2

Construction d'une passerelle au quartier Ngouache

Ngouache

Bafoussam

1 286 100

3

Construction d'un pont au quartier Tyo

Tyo

Bafoussam

6 648 600

4

Construction d'un dalot au quartier Banengo Ville B

Banengo Ville B

Bafoussam

1 334 100

5

Construction d'une passerelle au quartier Banengo ville A

Banengo Ville A

Bafoussam

2 499 800

 

Total

   

16 755 600

Le montant brut total des ouvrages ainsi réalisés s’élève à 16,76 millions de francs fCFA.

En dehors des travaux de terrain présentés ci-dessus, ERA – Cameroun sur appel d’offre s’est vu confié la lourde tâche de faire une évaluation interne du programme. L’objectif visé étant de proposer les éléments pouvant contribuer au renforcement des capacités techniques des bureaux d’études intervenant dans le programme et améliorer la qualité technique des ouvrages.

Le but de ce travail était d’évaluer le niveau du rapport qualité prix des ouvrages réalisés dans le cadre du programme FOURMI en le comparant à ceux des autres ouvrages de même types réalisés par les autres institutions (Etat, communes, ONG, etc.).

Nous avons retenu pour cette évaluation, un échantillon de 12 ouvrages FOURMI qui ont été visités, métrés et réévalués sur le plan financier. Ces ouvrages intègrent les différentes classes d'ouvrage qui ont été réalisés durant la première phase du programme à savoir : les aménagements des points d’eau (puits et sources), les pistes, les caniveaux, les ouvrages de franchissement, les bâtiments.

I.3/- Quelques résultats d’analyse.

Après une description de l’état des ouvrages FOURMI, nous avons analysé la qualité des ouvrages à travers un ensemble de sept critères qualitatifs identifiés à cet effet : l’efficacité, l’efficience, la cohérence, l’impact, la durabilité et la replicabilité du projet. Il ressort du dépouillement croisé des indicateurs déterminés par ces critères que d’une manière générale, les projets du programme FOURMI sont de bonne qualité et compétitifs par rapport aux autres projets similaires réalisés par d’autres organismes. Les choix techniques sont simples et facilement maîtrisables par les artisans et les habitants. Cependant, nous avons pu déplorer l’irrégularité des travaux d’entretien autour des ouvrages construits.

L’analyse économique des projets FOURMI a été basée sur l’évaluation des coûts unitaires par lots qui a servi de base de comparaison avec les projets non-FOURMI, dont cinq sources d’eau potable, quatre salles de classe réalisées pour le compte de l’administration et neuf ouvrages de génie civil (route, ponts, caniveau, etc.). Notre analyse comparée permet d’établir qu’à qualité égale, les ouvrages FOURMI coûtent nettement moins chers. L’écart le moins important (5 à 10%) est enregistré pour les sources réalisées par des acteurs non FOURMI. L’écart le plus important (du simple au quadruple) se situe au niveau des ouvrages tels que les routes, les caniveaux, etc. Les raisons de cette faiblesse des coûts sont entre autres, l’utilisation d’une main d’œuvre locale qualifiée et acquise au projet. les facilitations d ’acquisition du mat&eacu te;riel de travail, mais aussi et surtout l’organisation sociale autour des projets

Sur le plan social, la création des Comités d'Animation au Développement (CAD) dans les quartiers et leur implication tout au long du processus qui conduit à la réalisation du projet a contribué à renforcer les capacités de négociation des habitants tout en modifiant le comportement de ces derniers, en consolidant la conscience collective et les tissus socioculturels parfois complexes et hétérogènes dans les villes du programme FOURMI.

Sur le plan organisationnel nous avons relevé que contrairement aux autres types de projets, le programme FOURMI a réussi à générer un partenariat et une collaboration entre les principaux acteurs du développement urbain au Cameroun. La concertation et les échanges des informations entre ces acteurs sont rendus possibles grâce à des espaces créés à cet effet.

I.4/- Les leçons que l’on peut tirer

L'organisation sociale mise en place dans les cinq villes du projet ainsi que les acteurs impliqués, auront contribué :

Dans toutes les villes où nous sommes passés dans le cadre d’une évaluation interne postérieure du programme, les présidents des CAD affirment que l’effectif des membres du comité n’a pas cessé de croître au fur et à mesure que les projets ont été réalisés. Aujourd’hui, les CAD s’organisent même en dehors du programme FOURMI pour obtenir des appuis qui leur sont proposés tout en gardant leur label de départ. L’une des caractéristiques des CAD est qu’ils ne sont pas constitués sur des bases ethniques ou politico-religieuses, mais autour des solutions à apporter aux problèmes vécus quotidiennement par les habitants d'une localité donnée.

L’adhésion de tous ou du moins d’une bonne majorité des populations bénéficiaires étant une nécessité pour tout projet de développement participatif, il est important que les actions envisagées rencontrent l’intérêt principal et prioritaire de ces bénéficiaires, afin qu’elles soient pérennisées. C’est dans cette optique que s’inscrivent les projets FOURMI.

I.5/- Les partenaires.

I.6/- Les bénéficiaires.

Les bénéficiaires directs des différents projets ainsi conçus et suivis sont les populations des quartiers cibles représentées par les Comités d’Animation au Développement (CAD). Les projets de ponts et passerelles desservent une population de 3000 à 6000 habitants, tandis que l’impact des chemins piétons réhabilités dans le quartier Melen IV à Yaoundé est plus important. En dehors des habitants du quartier qui sont les bénéficiaires directs. Ces chemins sont des voies qui relient les quartiers Melen IV et V à l'école publique du Camp Yayap; piste qui assure le transit d'environ 500 enfants par jour pour l'école.

II/- Projet de motorisation et électrification villageoise à partir de la biomasse en zone forestière.

II.1/- Enjeux.

En superficie et en type d’essences produites, la forêt camerounaise occupe une place de choix en Afrique. L’exploitation intensive de grumes entraîne la production croissante de déchets de bois laissés en forêts (branches, arbustes abattus pendant le passage des engins ou entraînés par les arbres en chute, etc.). A ce flux il faut ajouter les déchets de bois produits par les différentes scieries qui s’installent dans le but de se rapprocher de la matière première.

Ces rebuts économiquement non rentables pour les exploitants forestiers constituent pourtant une source importante d’énergie pour les zones forestières enclavées et mal approvisionnées en carburant, pétrole lampant ou en hydroélectricité. La valorisation de cette biomasse pour la production d’énergie nécessaire aux diverses utilisations dans les ménages ou dans les petites unités de production (éclairage, conservation des aliments, transformation des céréales et tubercules pour la production de farine, force motrice, etc.) constitue une alternative intéressante pour les régions forestières.

II.2/- Objectifs.

La démarche de cette étude a un triple objectif :

II.3/- Activités.

Pour valider les objectifs assignés à cette étude, nous avons retenu comme zone d’étude les villages des six départements de la province du Centre dont le potentiel en biomasse est très important. Il s’agit des départements de : la Lékié, de la Haute Sanaga, de la Mefou et Akono, de la Mefou et Afamba, du Nyong et So’o et du Nyong et Mfoumou. Il s’agissait pour nous dans cette démarche de partir d’une zone géographique large au départ et de rétrécir la zone d’étude au fur et à mesure pour aboutir sur un échantillon réduit de village sur lesquels, on devrait effectuer des investigations plus profondes.

La démarche méthodologique pour la première phase a consisté surtout à la collecte des informations de base sur la zone d’étude au niveau des services centraux des ministères et des services déconcentrés au niveau des départements. Par la suite, un ensemble de 7 critères ont été retenus pour valider le choix des villages les plus dynamiques et dans lesquels, on devrait mener des investigations en vue de monter un projet pilote.

Au cours de cette première phase d’étude, nous avons après avoir opéré un premier tri des villages à partir d’études documentaires, effectué des enquêtes auprès des services départementaux des ministères techniques intéressés et des préfectures des départements de la zone d’étude. Ce premier travail de terrain nous a permis de définir quatre critères supplémentaires qui ont permis de retenir une première liste de 19 villages.

Une mission dans les 19 villages et une enquête sommaire par village nous ont permis de mieux caler notre choix à partir des entretiens obtenus avec les chefs de villages et d’autres personnes ressources. Le rapport que nous avons produit à l’issue de cette première phase :

Les résultats obtenus à l’issue de cette première phase sont présentés dans les tableaux ci-dessous :

Tableau n°2 : Résultats de la sélection de villages

 

critères de tri

nombre de villages résultant

Etape documentaire

  • disponibilité en biomasse

ensemble des villages de la zone d’étude, soit

1321

  • population supérieure à 300
  • accessibilité moyenne
  • non électrifié

379

Etape d’information sur le terrain (dans les 6 chefs-lieux de départements)

  • marché permanent ou périodique
  • exploitations agricoles et encadrement PNVA
  • équipements sociaux et collectifs
  • présence GIC et comité de développement

59

(satisfaisant à au moins 2 des 4 critères)

  • potentiel forestier et agricole assez importants
  • facilité de transport et déplacement
  • limites budgétaires

 

19

pré-enquête sur le terrain

  • vérifications critères précédents
  • dynamique associative
  • niveau d’expression des besoins énergétiques

15

 

Tableau n°3 : Liste des 15 villages sélectionnés pour l’étude

DEPARTEMENT

VILLAGE

DEPARTEMENT

VILLAGE

Haute Sanaga

Déa

Mékone 2

Nsem

Ouassa Bamvélé

Mefou et Afamba

Endoum

Mehandan 3

Messeng

Nkol Mefou 2

Lékié

Nkol Awono

Nkol Ebassimbi

Nyong et Mfoumou

Niamvoudou

Sobia

Nyong et So’o

Akoamen

Akomnyada

Minlaba

   

La deuxième phase de cette étude a consisté à :

La carte de la zone d’étude permet de montrer les points suivants :

L’enquête dans les 15 villages a pour but :

La troisième activité est encore en cours de réalisation. Cette phase a bénéficié d’un appui technique de l’IED (Institut pour l’Energie et le Développement). En effet, les deux missions de Pierre Saclier, planificateur énergétique et économiste, nous ont permis de caler des données de base indispensable pour le montage d’un projet pilote.

Parallèlement à ces actions de terrain, la plate forme multi-fonctionnelle, intégrant un gazogène de 7 kW, un moteur, un moulin et des accessoires diverses à été transféré du Burkina Faso au Cameroun pour expérimentation. Après expérimentation à Yaoundé, cette plate forme devrait être transférée dans un village de la zone d’étude qui sera retenu sur la base des résultats des enquêtes et des analyses de terrain.

II.4/- Les principales actions en cours.

Les principales actions en cours sont les analyses technico-économiques comparatives, élémentaires des solutions d’électrification dans les 15 villages enquêtés.

Un séminaire de formation est prévu du 25 au 30 Septembre 2000. Au cours de ce séminaire, on devrait échanger des résultats de cette étude avec les autres partenaires techniques et surtout avec les responsables des administrations intéressées comme le Ministère des Mines, l’Agence de l’Electrification Rurale, l’Agence de Régulation de l’Electricité, etc.

Le gazogène est actuellement en cours de test pour une durée de 3 à 6 mois à Yaoundé. Pendant cette période, le fonctionnement technique du gazogène sera testé pendant qu’on cherchera à avoir des données techniques et financières sur son fonctionnement.

 

II.5/- Les partenaires.

Ce projet est financé dans cette phase par le Ministère français des Affaires Etrangères et l’Union Européenne (Programme SYNERGY). Le programme global est exécuté dans trois pays africains : Burkina Faso, Cameroun et Sénégal. Les partenaires techniques de ce programme sont :

Au Burkina Faso : L’IRSAT (Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies) ;

Au Cameroun : Ecole Nationale Supérieure Polytechnique ;

Au Sénégal : ENDA Tiers Monde (Programme Energie) ;

En France : le CIRAD – forêts, département forestier et L’IED (Innovation Energie Développement).

II.6/- Les perspectives.

A moyen terme, ce projet débouchera sur le montage d’un programme pilote d’électrification rurale décentralisée. Cette première phase intégrera un ensemble de 6 ou 7 villages sur les 15 que nous avons étudié.

II.7/- Résultats obtenus.

III/- PROJET PILOTE SUR L'ETUDE DE LA QUALITE DES EAUX DES OUVRAGES REALISES PAR "PLAN INTERNATIONAL AU CAMEROUN"

III.1/- Enjeux

Dans les zones périurbaines, moins de 10 % des populations ont accès à l'eau et les réseaux conventionnels sont quasi inexistants. L'approvisionnement en eau des populations se fait à travers les cours d'eau superficiels lorsque ceux-ci existent ou à travers des ouvrages complémentaires tels que les sources, puits et/ou forages offrant des conditions d'accès médiocres.

Depuis les indépendances, le Gouvernement camerounais, des organisations non gouvernementales (ONG), les confessions religieuses, les associations caritatives et des particuliers ont aménagé dans les zones rurales du pays des points d'eau orientés vers la protection de la ressource sollicitée et la production d’une quantité suffisante d’eau. Toutefois, ces aménagements se font sans tenir compte de la qualité originelle des eaux et de la variation de cette qualité dans le temps.

Dans les quatre provinces du Centre, de l’Est, du Nord Ouest et de l’Extrême Nord où "Plan International Cameroun" (PIC) est implanté, un ensemble de 110 ouvrages (puits, sources, forages ) d’approvisionnement en eau des communautés rurales a été réalisé pendant ces trois dernières années. Pour tous ces ouvrages, la qualité des eaux distribuées aux populations n’est pas connue mais la recrudescence des maladies hydriques telles que les diarrhées, la dysenterie amibienne, les vers intestinaux, la typhoïde montre qu’une attention particulière doit être portée non seulement sur les conditions d’accès à l’eau mais également sur la qualité de cette eau et les conditions de conservation de cette ressource dès que celle ci est puisée.

 

III.2/- Objectifs du projet

Ce projet pilote s’appuie sur un échantillon réduit de 11 ouvrages. Il vise à apprécier la qualité physico-chimique et bactériologique des eaux consommées par les communautés des zones rurales dans lesquelles Plan International Cameroun a réalisé des ouvrages d’approvisionnement en eau; cette qualité sera appréciée à plusieurs niveaux :

 

 

 

 

III.3/- Les activités réalisées

1/- La réunion préparatoire

La réunion s’est tenue dans la salle d’accueil de FANGA Hôtel Palace. Le but de cette rencontre préliminaire était de présenter aux Staff de PIC le programme de l’atelier, de discuter et d’arrêter les critères de sélection des villages à étudier et enfin de permettre aux missionnaires d’avoir un bref aperçu des villages et des puits que la représentation provinciale de l'Est de PIC a construit.

Les principaux points débattus au cours de cette réunion préparatoire ont été :

l’amendement du programme de l’atelier, qui a porté sur le décalage des jours de formation, le débat sur les critères de choix des villages et l’insertion de quelques études de cas dans le programme.

L’élaboration des 8 critères servant de base pour le choix des villages et des ouvrages à retenir ; ces critères étaient les suivants :

  1. La population desservie (importance numérique);
  2. La typologie de la tribu dominante ;
  3. La religion de l’ethnie dominante ;
  4. L’existence d’un Centre de santé
  5. Le contexte géologique du projet ;
  6. La répartition administrative selon PLAN ;
  7. La distance par rapport à Bertoua (inférieure à 60 km) ;
  8. L’état de fonctionnement actuel de l’ouvrage.

Selon ces critères 4 villages ont été sélectionnés parmi les 11 à l’Est (Petit Pol, Nkolbikon, Dondi et Koundi/Kolbos) et 2 villages dans le Département de la Mefou et Afamba, Province du Centre (Awaé 2 et Ebolowa).

2/- La session de formation théorique

Le but poursuivi dans cette partie théorique était de donner aux Cadres de PIC des notions de base sur les concepts liés à la ressource en eau, les besoins en eaux, la qualité de l’eau en rapport avec les usages. Cette session a permis à ces Staffs de se familiariser avec les normes, les techniques d’appréciation de la qualité des eaux de consommation et les mesures de protection des ressources en eau envisageables dans le contexte des zones rurales du Cameroun. Pour atteindre ces objectifs les 12 points suivants ont été successivement examinés :

  1. les généralités sur la ressource en eau;
  2. les techniques de prélèvement, de conservation et de transport des échantillons d’eau;
  3. les caractéristiques physico-chimiques et bactériologiques des eaux;
  4. les pathologie liées à la consommation d’eau non potable;
  5. les normes en matière d’eau potable : l’esprit des normes, les principales normes internationales couramment utilisées au Cameroun, etc;
  6. la qualité des eaux et les appréciations à avoir en rapport avec les usages et la disponibilité des ressources;
  7. les techniques de conservation et protection de la ressource en eau potable;
  8. les sources potentielles de pollution;
  9. la protection et conservation de la ressource en fonction des sources de pollution;
  10. les modes d’occupation des sols en rapport avec la protection des ressources en eau;
  11. la filtration et la conservation de l’eau en vue de préserver sa qualité au niveau du domicile;
  12. les méthodes d’analyses physico–chimiques et bactériologiques des eaux, la présentation des résultats et l’élaboration des diagrammes de potabilité correspondants en fonction des normes;

Un support de formation de 30 pages abondamment illustrées a été offert à chacun des participants à cette session. A la fin de cette session, une grille d’évaluation des points de vue des participants a été distribuée, remplie et dépouillée. Les résultats sont donnés dans la figure ci-dessous.

Figure 2 : Points de vue des participants sur les différents aspects de la session théorique.

Au terme de cette partie théorique, il ressort de ce graphique issu des fiches d’évaluation des participants, que cette session s’est bien déroulée et a atteint les objectifs escomptés. Les supports de formation, le contenu scientifique et les illustrations ont été très bien conçus, tandis que la clarté de la démarche, et la présentation des exposés ont été très bien menées et bien compris malgré la diversité du niveau de base des participants.

3/- La session de formation pratique

Ce second volet de la formation basé sur les travaux pratiques avait pour but de permettre au Staff de PLAN de se familiariser aux techniques de prélèvement des échantillons d’eau, d’analyses physico-chimiques de ces échantillons, de la lecture et de l’interprétation des différents diagrammes usuels couramment utilisés, et du tracé des diagrammes à partir des résultats de terrain et de laboratoire.

Cette session a porté essentiellement sur les trois points suivants :

  1. la simulation sur les données d’analyses bactériologiques et physico-chimique de Bafang, issues des travaux conduits dans cinq villes moyennes et petits centres urbains au Cameroun de 1996 à 1998 par le Laboratoire Environnement et Sciences de l’Eau de l’ENSP de Yaoundé et le Laboratoire des Sciences de l’Eau de la Faculté des Sciences de l’Université de Yaoundé 1 ; cette stimulation a permis aux participants d’une part, de tracer eux-mêmes les domaines de variation des teneurs des paramètres physico-chimiques à partir du diagramme de Rubio F.R (1992) et d’autre part de comprendre comment est-ce qu’on interprétait la qualité des eaux à la lecture de tels diagrammes.

les travaux pratiques de prélèvement des échantillons et d’analyses physico-chimiques ont eu lieu au village Dondi situé à environ 40 km de Bertoua en présence des séminaristes. Les démonstrations ont été présentées sur site, et portait sur les principaux points suivants : les mesures à prendre lors de la préparation d’une campagne de prélèvement, les mesures directes à réaliser (pH, température, conductivité, les précautions à prendre pour conserver intacts).

4/- La sensibilisation des communautés rurales

Le but poursuivi dans cette partie était de montrer aux participants comment utiliser les boîtes à images appropriées pour informer, capter l’attention du public et susciter une prise de conscience de la communauté sur les impacts négatifs de l’utilisation d’une eau de qualité douteuse, des conséquences de l’absence d’hygiène et de l’insalubrité du village et de l’environnement immédiat d’un point d’eau. Il s’agissait aussi d’amener le public cible à identifier lui-même les mesures d’atténuation appropriée pour ces différents impacts. Etaient présents 64 habitants des villages-PLAN, 9 Techniciens et représentants des Comités de l’eau de chacun des villages et 10 Cadres de PLAN et,

Une première phase de sensibilisation s’est d’abord déroulée dans les locaux de PLAN et était adressée à l’ensemble des participants à la session théorique de la formation. Cette phase donnait à ce Staff qui sera appelé à réaliser la sensibilisation des populations sur le terrain, les bases indispensables pour une bonne conduite d’une campagne de ce type en utilisant les boîtes à image. Des explications relatives à la durée des séances, aux techniques de choix des noms pour illustration, aux types de vocabulaire et d’attitudes à ne pas avoir, etc. ont été données et appliquées séance tenante sur trois boîtes à images disponibles : Hygiène de l’eau, Hygiène du corps et Environnement au village. La seconde phase de la sensibilisation s’est déroulée au village Nkolbikon situé à 42 km de la ville de Bertoua, un village des Pygmées.

5/- Les analyses des échantillons prélevés dans les quatre villages a l’Est et au Centre.

Pour chaque point, 2,5 litres d'eau constituaient l'échantillon prélevé. Après avoir ajouté de l’acide (1N) sur une partie de cet échantillon, le transport s'est fait dans des glacières maintenues à 4°C par des glaçons. Sur le terrain, les paramètres physiques suivants ont été déterminés pendant les prélèvements : pH, température, conductivité électrique. Au Laboratoire les paramètres suivants ont été dosés :

III.5/- Partenaires

PIC Siège de la représentation nationale basée à Yaoundé.

 

 

 

III.6/- Résultats obtenus.

  1. Un rapport d'exécution remis au commanditaire;
  2. Plus de 10 cadres formés aux techniques de prélèvement, d'analyse rapide et d'appréciation de la qualité de l'eau;
  3. Sensibilisation de plus de 60 personnes venant de 4 communautés villageoises aux techniques de conservation de l'eau.

IV/- Projet d’assainissement autonome et d'amelioration des voies d'acces dans le quartier Melen IV a yaounde.

IV.1/- Enjeux

Situé dans l'Arrondissement de Yaoundé VI, le quartier Melen IV est délimité au Nord par l'ENSTP, à l'Est par le Camp Yeyap, de la Gendarmerie Nationale, à l'Ouest par le Centre Hospitalier Universitaire et l'ENSP de Yaoundé et enfin au Sud par l'EMIA. Ce quartier compte environ 10.000 habitants placés sous l'autorité d'un Chef traditionnel de 3ème degré.

Melen IV fait partie des quartiers à habitat spontané. En tant que tel, il souffre des problèmes dont les plus cruciaux sont entre autres :

D'une manière générale, les habitants du quartier Melen IV éprouvent d'énormes difficultés. Dans l' ensemble, les solutions à ces problèmes sont de loin supérieures aux capacités financières des seuls habitants du quartier. Aussi, la recherche d'appuis extérieurs s'est avérée nécessaire. Un début de solution a été mis en place grâce au programme FOURMI (Fonds aux organisations Urbaines et au Micro-Initiatives) piloté par le GRET. A la suite de la visite des Ingénieurs de l'organisation espagnole de la région de Catalogne, GENIE SANS FRONTIERE, une convention de partenariat, entre cet organisme et ERA-CAMEROUN a permis d'élaborer une étude globale d'assainissement du quartier Melen IV. Cette étude portait sur trois volets qui sont :

  1. la viabilisation et l'amélioration de la circulation des hommes et des biens à Melen IV par l'aménagement de pistes piétonnes et des caniveaux en béton pour faciliter le drainage des eaux de pluies ;
  2. l'analyse socio-économique du contexte de Melen IV, afin de tenir compte des spécificités de ce quartier lors de la réalisation des projets d'assainissement individuel et d'aménagement des points d'eau ;
  3. l'assainissement des eaux usées et eaux vannes par la réalisation des latrines améliorées adaptées au contexte spécifique de Melen IV.

Toutes ces activités requièrent au préalable la sensibilisation des habitants du quartier afin d'une part de leur présenter la situation de leur quartier telle que perçue par eux-mêmes, les solutions envisagées et d'autre part de susciter leur adhésion pendant la réalisation des travaux. Pour cela le concours du Chef traditionnel et des membres du Comité d'Animation pour le Développement a été fortement sollicité par l'équipe technique du projet.

Le présent rapport présente la synthèse des réalisations faites à Melen IV dans le cadre de la convention signée entre GSF basée à Barcelone et ERA-CAMEROUN.

IV.2/- Objectifs du projet et les actions à mener

Les objectifs poursuivis dans ce projet sont d'une part d'améliorer la circulation piétonne des habitants du quartier Melen IV, et d'autre part, de faciliter le drainage des eaux de pluies.

Pour atteindre ces objectifs, les actions suivantes ont été effectuées, en tenant compte de la morphologie du quartier, des obstacles rencontrés et du coût du projet :

  1. la réalisation de 400 mètres de pistes en béton armé,
  2. la construction d'ouvrages de franchissement et de soutènement tels que deux escaliers et un mur de soutènement en maçonnerie de moellon
  3. la construction de 80 mètres de caniveau en béton armé ;
  4. la sensibilisation continue des populations.

IV.3/- Les activités réalisées

Ces activités ont été réalisées sur la base du dossier d'appel d'offre restreint élaboré par ERA - CAMEROUN. Le dossier technique du projet a été au préalable amplement discuté avec les populations au cours des réunions préparatoires, d'information et de sensibilisation dans le but de s'assurer d'un choix d'options techniques adaptées au contexte socio-économique et culturel de Melen IV.

Les artisans et tâcherons chargés de la réalisation sur le terrain des ouvrages identifiés ont été choisis lors de l'appel d'offre restreint. Ils étaient prioritairement du quartier, l'objectif étant de renforcer leurs capacités techniques, de valoriser la main d’œuvre disponible et permettre aux jeunes désœuvrés de Melen IV de s'occuper pendant la durée du projet. La réception définitive des travaux s'effectuait 30 jours après la fin du projet et se matérialisait par une réception provisoire à la suite de laquelle les tâcherons du projet devaient rectifier les mal - façons éventuelles.

1/- Construction de la piste

Les pistes prioritaires qui ont été réalisées étaient longues de 400 m, larges de 1m en moyenne et couvertes d'un béton d' une épaisseur moyenne de 10 cm armé d'acier de diamètre 6mm et dosé à 350 kg de ciment ordinaire par mètre cube de béton. En cas de nécessité, on procédait au terrassement de l'emprise de la piste, au nivelage et au compactage manuel du remblais.

2/- Construction de deux escaliers et d'un mur de soutènement en maçonnerie de moellon

Les différentes tâches accomplies dans cette phase sont les suivants :

3/- Construction de caniveau en béton armé

Dans le cadre de cette phase du projet, il a été construit au total 90 m de caniveaux en béton armé dosé à 450 kg/m3. Pour des raisons de contraintes du site et fort du souci d'assurer une fonctionnalité efficace du réseau de drainage dans les zones prioritaires, il a été opéré une augmentation de 30 m de caniveau par rapport aux 60 m qui étaient prévus initialement. La section moyenne de ce caniveau a été de 40cmX50 cm, pouvait augmenter aux endroits où le débit à écouler était important. L'épaisseur des parois est de 10 cm sur un béton de propreté de 5 cm.

Le bon fonctionnement de ces caniveaux est de plus perçu par le fait que les habitants de Melen IV connaissent de nos jours moins de difficultés au niveau des bas fonds marécageux. Il reste cependant comme problème à résoudre, l'entretien permanent des caniveaux et le respect strict des règles d'hygiène et de salubrité par les ménages, qui doivent éviter d'utiliser ces ouvrages construits avec leur participation et mis à leur disposition comme dépotoir d'ordures ménagères.

 

 

4/- Sensibilisation des populations et suivi des travaux.

Pour mener à bien les principales tâches prévues dans le cadre de ce projet, la sensibilisation et l'animation des habitants de Melen IV étaient nécessaires. Ces activités ont porté sur les principaux axes suivants :

  1. l'information des populations bénéficiaires sur les sources de financement, les rôles de chacun des acteurs devant intervenir dans le projet, y compris les populations, les conditions de financement et enfin sur le déroulement des travaux et le choix conjoint des axes prioritaires d'intervention : les campagnes d'information et de sensibilisation des habitants avaient comme groupes cibles d'une part, les leaders du quartiers constitués du Chef de quartier, des chef de bloc, des élites politiques et religieuses, des membres du Comité d'animation pour le développement, et d'autre part les populations du quartier réunies lors des assemblées générales.
  2. la mobilisation des habitants de Melen IV autour d'un même objectif, à savoir l'amélioration du cadre et de la qualité de leur vie . A cet effet, des réunions de proximité, obéissant au principe du "Porte à porte" auprès des ménages ont été organisées. A travers des causeries éducatives il était question de stimuler et de susciter le maximum d'adhésion des ménages au projet. Les apports des bénéficiaires du projet ont été maximisés lors de ces réunions. Les contributions variaient de 2.000 fCFA à 15.000 fCFA par ménages.
  3. la sensibilisation des populations en vue de susciter autant que faire ce peut leur adhésion au projet et collecter leurs contributions matérielle, financière, voire humaine. Pour ce faire, une commission technique composée des représentants du CAD ( Comité d'Animation au Développement) de Melen, du Chef du quartier et des membres de ERA-CAMEROUN devait sillonner le quartier pour décider collégialement sur la base des critères objectifs et en fonction de la participation de la population des choix des sentiers prioritaires à réhabiliter. Ces critères prennent aussi en compte celles des populations qui n'avaient pas eu le privilège de bénéficier des pistes des pistes dans le cadre du projet FOURMI. Les Chefs de blocs des zones ciblées étaient chargés de mener la collecte des contributions financières, mat&ea cute;rielles et humaines auprès des ménages et de rendre compte de leurs actions auprès du Chef du quartier et du CAD de Melen IV. Chaque contribuable devait recevoir des agents chargés de la collecte, un reçu dûment signé. Les fonds perçus dans le quartier étaient domiciliés dans un compte bancaire ouvert à la Caisse des Cheques Postaux et géré par des représentants du quartier élus lors de l'assemblée générale.
  4. l'organisation des tâcherons du quartier. Il était question ici de valoriser au maximum la main d’œuvre locale lors de l'exécution des travaux. Une liste a été ouverte dans le quartier, et chaque jeune intéressé devait inscrire son nom et ses qualifications en matière de génie civil. L'équipe d'encadrement technique de ERA - CAMEROUN se devait par la suite d'étudier cette liste et choisir ceux des jeunes retenus. Ce choix était rendu public lors d'une des assemblées générales, au cours desquelles les discussions pour les conditions de travail et de rémunération étaient également discutées. Les matériaux (sable, gravier, bois de coffrage) et le reste du matériel de travail (brouettes, pelles, pioche, etc.) utilisés étaient également livrés par un habitant du quartier ou par le s quincailleries install ées dans la zone.
  5. le suivi des travaux sur les trois tronçons retenus. Les maçons et manœuvres retenus dans le quartier pour exécuter les travaux étaient organisés en fonction des tâches à réaliser chaque jour. L'équipe d'encadrement technique était tenue de passer au chantier tous les jours pour s'assurer du bon déroulement des travaux. Des réunions de chantier étaient prévues chaque Samedi pour faire le point avec le personnel, du rendement de la semaine écoulée et planifier les prochaines phases du projet.

IV.4/- Résultats obtenus.

  1. Plus de 2 km de pistes réalisées pendant 3 ans;
  2. Plus de 600 m de caniveaux pour le drainage des eaux pluviales;
  3. Un mur de soutènement et 35 m d'escalier réalisés.
  4. Une étude socio - économique réalisée sur le quartier et ses environs;
  5. Un documentaire vidéo réalisé.

V/- Suivi du projet pétrolier et d'oléoduc TCHAD - Cameroun.

V.1/- Enjeux.

Le projet pétrolier et d’oléoduc Tchad – Cameroun est un important projet qui traverse le territoire camerounais sur environ 880 km. Le long de ce parcours, le pipeline qui servira de structure d’acheminement du pétrole tchadien jusqu’au terminal flottant traversera de nombreux villages, des sites sacrés, des zones protégées etc. Ce projet dans sa dimension actuelle est classé à risque élevé par la Banque Mondiale. Ce qui veut dire que sa mise en œuvre et son exploitation peuvent causer des dommages importants aux populations riveraines et au milieu naturel.

Dans le tracé actuel, le pipeline traverse 5 des dix provinces que compte le Cameroun , 11 départements, 20 arrondissements et un ensemble de 794 villages situés à moins de 2 km du tracé. Sur le plan de la végétation, l’on y passe de la zone de forêt dense à la forêt dégradée, puis la savane arborée ou non avec des zones très sensibles telles que la forêt de Ndeng –Ndeng et la réserve de Bipindi-Lolodorf qui selon les dernières informations devraient être évitées. Dans les différents villages traversés, les paysans qui vivent en zone rurale ont un niveau d'éducation et de revenu assez bas et puisent l’essentiel des ressources nécessaires à leur survie dans la nature. Ces paysans qui dans la majorité de cas pratiquent une agriculture itinérante sur brûlis, ont un niv eau d’éducation d e plus en plus bas lorsqu’on évolue du Sud vers le Nord. Certaines de ces zones sont sous peuplées et relativement à l’abri de nombreux fléaux comme les MST, SIDA.

Dans le but de cerner les divers problèmes environnementaux et socio-humains que ce pipeline créera, le consortium constitué des sociétés pétrolières Exxon, Chevrons et Petronas a réalisé, de concert avec l’Etat du Cameroun, différentes études parmi lesquelles une Etude d’Impact Environnemental (EIE), un Plan de Gestion de l’Environnement (PGE) et un Plan de Compensation des populations sinistrées (PC). Le suivi du plan de gestion de l’environnement tel que prévu à l’heure actuelle doit être assuré par l’Etat camerounais qui est en même temps actionnaire du projet. De même, la capacité institutionnelle pour assurer ce suivi est assez faible, à tel point que la Banque Mondiale a mis à la disposition du Gouvernement une ligne de crédit pour le renforcement de la capacité institutionnelle de suivi des travaux . Un bureau d’Etude priv é a été commis pour étudier les contours de cette tâche et faire des propositions concrètes.

L’un des problèmes majeurs qui se posent jusqu’à présent dans les différentes étapes de mise en œuvre des études publiées est la non implication de la société civile et des ONG camerounaises dans les réflexions susceptibles d’aboutir à des prises de décision importantes. Cette situation est très préjudiciable pour les populations, d’autant plus que l’Etat qui est sensé protéger leur intérêt ne le fait pas suffisamment, privilégiant sa position de partenaire financier du projet. Cette situation a abouti pendant la phase de démarrage du projet et notamment lors de l’ouverture des trois mètres d’emprise nécessaires pour les levées topographiques, à la signature avec la caution des représentants de l’administration, "de lettres d'engagement inacceptables" contraign ant les populations &agr ave; ne plus revendiquer quoi que ce soit au consortium et à ses sous - traitants, par rapport aux cultures et arbres détruits pendant ces travaux

De même, le plan de compensation proposé par COTCO et élaboré à partir des valeurs de dédommagement inscrites dans un décret de 1981 (avant la crise économique et la dévaluation du franc CFA qu’a connu le pays), comporte des éléments nécessitant des clarifications et précisions préalables à leur application. Ce plan inquiète aussi de par les disparités entre les montants de dédommagement pratiqués pour les mêmes produits au Tchad et au Cameroun (exemple du manguier dédommagé à 550 000 fCFA au Tchad et 50 000 fCFA au Cameroun, soit un rapport de 1 à 55 !).

Conscient de cette situation et pour mieux protéger les intérêts des populations riveraines et leur environnement, des ONG camerounaises se sont regroupées au sein d’un Groupe de Concertation et d’Action (GCA), réseau permettant à ces organismes de fédérer leurs efforts. Ce regroupement créé en 1997, avait comme objectif premier d’informer, de sensibiliser le grand public sur les impacts positifs et négatifs du projet pétrolier et d’oléoduc Tchad - Cameroun; pour ce faire, le GCA avec des moyens très modestes et l’appui des partenaires comme ICCO et Pain pour le Monde a produit un mémorandum qui fait une analyse critique de l’Etude d’Impact sur l'Environnement et du Plan de Gestion de l’Environnement. Ce document, donne aussi sous forme de recommandations, des propositions concrètes pour améliorer les points négatifs qui ont été relev& eacute;s. Par ailleurs, une analyse des prix de compensation des cultures et autres produits proposés par COTCO a été effectuée et a fait l’objet de discussions lors d’un atelier de deux jours organisé à Yaoundé les 02 et 03 Juin 1999 avec le soutien financier de Catholic Relief Service.

Au vu des problèmes prévisibles que poseront la mise en œuvre de ce projet, le GCA pense que le seul suivi institutionnel, tel que prévu dans le Plan de Gestion de l'Environnement (PGE) et les dispositions de la Banque Mondiale qui a opté pour le seul renforcement des capacités institutionnelles pour le suivi, sera insuffisant pour anticiper et rendre compte sans biais des problèmes de pollution, sociaux, économiques et humains pouvant survenir pendant la phase de construction et d’exploitation du projet. Dans ces conditions, il est capital que la société civile et les ONG se donnent les moyens humains et financiers d'assurer le suivi complémentaire et continu des différentes opérations à venir : c'est le moyen de garantir que celles-ci sont conformes aux engagements pris par COTCO et l’Etat camerounais. Ce suivi complémentaire à celui qu’effectuera l’administration, consis tera à s’assurer que les différentes opérations mises en œuvre sur le terrain sont conformes aux dispositions prévues dans les documents parus à ce jour et aux lois et textes en vigueur au Cameroun. Il commencera, par l’identification le long du tracé des grands équilibres généraux (humains, sociaux, économiques, agricoles, sanitaires, etc.) et se poursuivra par un examen continu des différents indicateurs permettant d’apprécier la situation et les diverses évolutions ; les résultats seront constamment analysés en fonction de la situation actuelle (Mai 1999) considérée comme situation de départ.

Les bénéficiaires directs de ce projet seront d’abord les populations riveraines directement touchées, dont l’ensemble des 794 villages traversés ou situés à moins de 2 km du tracé; les autorités camerounaises pourront aussi bénéficier des informations qui seront collectées directement à la base et complétées ainsi leur propre système de suivi. La communauté nationale et internationale sera informée du déroulement du projet et surtout des problèmes qu’il générera dans son milieu d’implantation.

V.2/- Objectif.

Ce projet consiste essentiellement au suivi de la mise en œuvre des différentes opérations prévues dans le document d'Etude d'Impact sur l'Environnement, le Plan de gestion de l'Environnement et le Plan de compensation, ainsi que des différentes améliorations qui ont été acceptés par COTCO et l'Etat camerounais. Il s’agira, à partir d’un état de référence, de suivre l’évolution du milieu et de la société dans laquelle ce projet sera implanté à partir des indicateurs définis dès la phase d’identification et qui seront complétés lors de la mise en œuvre de ce projet.

Le but essentiel de ce projet est donc de contribuer à la réalisation du pipeline dans le respect des droits et de la dignité des personnes riveraines du tracé et de rendre compte des impacts négatifs de la construction du pipeline Tchad - Cameroun sur le milieu naturel, tout en accroissant son impact positif sur les populations riveraines (augmentation des retombées sociales et économiques au niveau local, diminution des risques de conflit).

Les objectifs généraux des activités qui ont été menées ou qui seront menées dans ce projet sont :

V.3/- Activités.

1/- Lecture critique de documents d’étude d’impact et plan de compensation.

En 1998, ERA – Cameroun a coordonné les travaux de 30 ONG camerounaises, regroupées dans le " Groupe de Concertation et d’Action (GCA) " pour le projet pétrolier et d’oléoduc Tchad-Cameroun pour rédiger un mémorandum émettant des réserves sur l’Etude d’Impact sur l’Environnement de ce projet pétrolier et le Plan de Gestion de l’Environnement. Ce document de 53 pages fait l’analyse critique de l’Etude d’Impact sur l’Environnement (EIE) et du Plan de Gestion de l’Environnement (PGE) produits pour le projet pétrolier Tchad - Cameroun. Le contenu de ce mémorandum a été discuté lors d’un séminaire qui s’est tenu les 25, 26 et 27 Août 1998 à l’auditorium Jean Paul II de Yaoundé.

Les recommandations de ce séminaire et le mémorandum du GCA ont été envoyés à la Banque Mondiale, à l’Etat Camerounais, au Consortium, aux représentations diplomatiques, aux ONG nationales et internationales intéressées par le projet. Ces recommandations ont renforcé la position des ONG Internationales et de certains partis écologistes des pays européens très actifs dans le lobbying auprès de la Banque Mondiale et de leur Gouvernement. Tout ceci a amené le Consortium COTCO à rectifier le tracé du pipeline pour éviter des zones très sensibles comme la forêt de Ndeng - Ndeng dans le Nord du pays et les campements pygmées dans la région de Bipindi-Lolodorf au Sud du Cameroun.

Après la sortie du premier plan de compensation du projet en Septembre 1998, ERA – Cameroun a encore coordonné la rédaction d’une première analyse critique de ce document. Les analyses effectuées ont montré que le Consortium n’a pas tenu compte de tous les paramètres pouvant rendre la compensation des produits agricoles et forestiers justes et équitables. Cette première analyse s’appuie uniquement sur les données de références collectées auprès des organismes spécialisés du Ministère de l’Agriculture et des enquêtes effectuées dans les marchés de Yaoundé.

L’ensemble de ces données a servi de base pour la rédaction d’une analyse critique du plan de compensation qui a été discuté et amendé au cours d’un séminaire organisé du 02 au 03 Juin 1999 dans l’amphithéâtre du CRADAT à Yaoundé. Le document qui est sorti de cette rencontre présente le point de vue du GCA par rapport aux mécanismes d’estimation des coûts de compensation, aux prix de ces compensations et à l’environnement socio-économique le plus judicieux à mettre en place lors du paiement de ces compensations. Il prend en compte tous les différents types de compensations envisageables dans le cadre de ce type de projet, notamment ceux relatifs aux plantes agricoles et aux plantes sauvages et médicinales.

 

2/- Organisation de séminaire.

Ce séminaire a regroupé 160 personnes venues d’horizons divers dont :

Trois sous –commissions techniques ont été mises en place lors de cet atelier pour amender le document de base préparé à cet effet. Les travaux effectués dans ces différentes commissions ont abouti à la rédaction de 11 recommandations sur lesquelles les membres du GCA devront s’appuyer pour entrer en discussion avec COTCO et la partie camerounaise.

 

 

 

RECOMMANDATIONS DE L’ATELIER NATIONAL D’ANALYSE DU PLAN DE COMPENSATION

A l’issue des travaux en séance plénière et des discussions dans les différentes commissions, les participants à l’Atelier National de l’Analyse du Plan de Compensation recommandent ce qui suit :

  1. Une revalorisation à la hausse des prix des compensations qui seront effectuées en s’appuyant sur les suggestions du GCA (Groupe de Concertation et d’Action) contenues dans l’Analyse du Plan de Compensation ;
  2. une grande discrétion lors du paiement des compensations ;
  3. la sollicitation des établissements financiers crédibles pour sécuriser les fonds des bénéficiaires des indemnisations ;
  4. le paiement en une seule tranche de la totalité des compensations des populations ;
  5. le règlement préalable des problèmes de délimitation des frontières entre les villages ou entre les familles avant le passage de l’équipe de paiement ;
  6. une étude ethno-botanique et anthropologique le long du tracé du pipeline ;
  7. une étude socio-économique pour quantifier le taux de prélèvement moyen annuel de la faune et de la flore par village ;
  8. le soutien systématique et la mise en œuvre de compensations communautaires par le financement de micro-projets de développement (pisciculture et d’élevage non conventionnels) dans les zones traversées ;
  9. que l’Etat accorde une attention particulière au recasement des populations qui seront déplacées à cause de ce projet ;
  10. un inventaire complémentaire multi-ressources des produits forestiers (ligneux et non ligneux) le long de l’oléoduc afin de compléter les variables et paramètres pertinents mais encore inconnus ;
  11. la définition claire et précise de la quote part des populations riveraines dans la compensation des ressources ligneuses, de même que sont évaluées des taxes sur la valeur ligneuse réparties entre le trésor public et les communes ;
  12. des études complémentaires pour déterminer la production annuelle et le coût de production des essences forestières détruites.

Les recommandations de ce séminaire et le document amendé ont été envoyées à la Banque Mondiale, à l’Etat camerounais, au Consortium, aux représentations diplomatiques et aux ONG nationales et internationales intéressées par le projet.

 

3/- Participation aux discussions avec COTCO et la partie camerounaise

Les réunions décrites ici n’intègrent pas les séances de discussion avec le public qui étaient déjà prescrites dans le calendrier de COTCO, mais des réunions ciblées sur les questions que nous avions identifiées dans nos différents travaux. En effet, à la suite du séminaire cité ci-dessus, le GCA avait élaboré une grille de calcul des compensations validée par l’ensemble des participants au séminaire. Cette grille a été discutée au cours d’une réunion quadripartite, sous le guide de la Banque Mondiale tenue à Yaoundé les 13, 14 et 15 Octobre 1999. Cette rencontre qui a réuni les représentants de la partie camerounaise conduite par le Secrétaire Permanent du pipe à la SNH, le Directeur Général de COTCO et son staff technique, le Représentant Rési dent de la Banque Mondia le et son staff a permis d’aboutir à un compromis sur la méthodologie de calcul des compensations. En effet, pendant cette rencontre, le Consortium a officiellement pris l’engagement d’adopter la méthodologie proposée par le GCA pour le calcul des coûts des compensations.

Pour réaliser la nouvelle grille de compensation, toutes les parties se sont accordées sur la nécessité de réaliser une étude des prix des produits agricoles susceptibles d’être détruit le long du pipeline. Ainsi, après s’être accordé sur la méthodologie de conduite des enquêtes de terrain, deux études de prix ont été conduites de manière indépendantes par les experts de COTCO et ceux des ONG du GCA supervisés par ERA – Cameroun.

A l’issue de ces travaux de terrain, une deuxième réunion a été organisée les 23 et 24 mai 2000 entre COTCO et le GCA pour harmoniser le résultat des deux études et aboutir à une grille de compensation consensuelle.

La démarche de concertation soutenue par des travaux scientifiques de qualité que nous avons adoptées dans cette activité et surtout la dynamique du collectif d’ONG sur laquelle l’action s’est appuyée a permis que le consortium révise de façon significative les montants des compensations à payer aux populations (tableau n°4).

Tableau n°4 : Variation du prix des compensations des cultures résultants des discussions avec

le consortium.

Type de culture

COTCO 1997

GCA 2000

COTCO 2000

Montant consensuel

Ecart par rapport à 1997

Arachide (FCFA/m²)

75

163

100

110

+ 35

Sorgho (FCA/m²)

50

220,5

90

100

+50

Manioc (FCFA/m²)

100

238

200

210

+110

Pomme de terre (FCFA/m²)

200

1360

450

460

+260

Avocatier (FCFA/pied)

50 000

50 050

125 000

125 000

+75 000

Manguiers (FCFA/pied)

50 000

128 050

166 000

166 000

+116 000

L’analyse de ce tableau montre qu’en dehors des cultures maraîchères, de l’ananas industriel et traditionnel et de l’hévéa, les montants des compensations de tous les autres produits qui seront détruits ont été revus à la hausse. Cette amélioration des montants des compensations est très variable en fonction des produits : elle va de 15 fCFA par m2 de maïs à 116 000 fCFA par pied de manguier ou de citrus en passant par 75 000 fCFA par pied d’avocatier.

4/- Réalisation d’une étude des prix des produits agricoles cultivés le long du pipeline Tchad – Cameroun.

i/- La phase préparatoire

A/ L’identification des marchés le long du pipeline : L’étape préparatoire de ce travail a consisté à envoyer dès le 1er Décembre 1999 trois équipes différentes sur le terrain, pour identifier les principaux marchés vivriers dans tous les départements et arrondissements traversés. Un important fichier de données sur les marchés permanents et périodiques le long du tracé a été constitué. Il comporte les éléments tels que les noms des différents marchés, la distance de la localité considérée par rapport au Chef lieu du département, l’état de la route desservant cette localité, la période ou le jour du marché ainsi que les principaux produits que l’on peut retrouver dans chacun de ces marchés.

B/ L’élaboration des fiches d’enquêtes : La seconde tâche qui a été effectuée pendant cette étape préparatoire a été l’élaboration des fiches d’enquêtes qui ont été ultérieurement placées auprès des vendeurs et des producteurs. Une autre fiche et une liste des produits rencontrés ont permis d’établir la grille de collecte des prix des produits dans les marchés. Un test de deux jours a été ensuite réalisé dans les marchés de Mokolo et du Mfoundi, tous deux localisés dans la ville de Yaoundé, pour valider les fiches avant les descentes sur le terrain.

C/ Les critères de choix des villes et villages supports et la liste complète des localités retenues

Les différents villages ont été sélectionnés le long de tout le tracé du pipeline (880 km) selon les trois critères suivants :

Le GCA a choisi de travailler sur un échantillon global représentant les 1/20e du nombre total de localités traversées et situées à moins de 2 km du tracé, soient environ 40 sites sur les 794 traversés. Dans cet échantillon de base, nous avons retenu prioritairement les sites dans lesquels les experts de COTCO travailleront. Il s'agit des localités de Kribi, Lolodorf, Ngoumou, Okola, Nkometou, Nanga Eboko, Belabo et Meiganga. La localité de Mbaimboum n’a pas été retenue à cause des difficultés d’accès et du phénomène fréquent des coupeurs de routes. Pour compléter le nombre de nos sites et les porter à 40, les autres localités ont été sélectionnées en tenant compte des jours de marchés et en rassemblant les sites les plus proches pour permettre à n os enquêteurs de t errain de réaliser les travaux facilement.

Au total, un ensemble de 38 localités réparties dans 12 départements des cinq provinces traversées et couvrant l’ensemble du tracé du pipeline ont été retenues.

 

 

 

 

 

ii / Les enquêtes sur le terrain

La méthodologie retenue pour effectuer les enquêtes dans chaque localité est la suivante :

La descente sur le terrain en vue de la collecte des prix des produits s’est effectuée du 15 Décembre 1999 au 10 Janvier 2000. Toutes les fiches remplies pendant cette mission ont été centralisées en vue de la vérification de conformité avant la phase de dépouillement, de traitement et d’interprétation

V.4/- Les partenaires.

Les partenaires de ce projet sont :

V.5/- Les perspectives.

Après l'approbation du projet par la banque mondiale le 06 Juin 2000, ERA – Cameroun doit continuer avec les autres organismes intéressés au suivi de la mise en œuvre de cet important projet et évaluer dans le même temps son impact sur la réduction de la pauvreté et la préservation de l’environnement au Cameroun.

 

 

V.6/- Résultats obtenus.

  1. Deux documents produits et diffusés chacun à plus de 250 exemplaires;
  2. Un séminaire d'échange avec les populations locales et les autres acteurs intéressés par le projet;
  3. Deux séminaires d'échanges organisés avec le consortium, la Banque Mondiale et la Partie camerounaise;
  4. Deux documentaires vidéo réalisés;
  5. Divers articles publiés dans la presse locale et internationale (Voir coupures journaux jointes en annexes).

VI/- Projet de recherche sur LES DEPERDITIONS SCOLAIRES FEMININES

VI.1/- Enjeux

La scolarisation du Cameroun, telle qu’elle se présente aujourd’hui est fortement tributaire des pesanteurs historiques. En effet, depuis l’époque coloniale, les taux de scolarisation des différentes régions étaient fonction de leur situation géographique.

La vitesse de développement de ce phénomène dans les différentes régions du Cameroun dépendait de leur éloignement ou de leur rapprochement de la côte. Les habitants de la zone proche de la côte et du centre du pays ont bénéficié d’une scolarisation rapide. Ce phénomène persiste depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours. En effet, une enquête auprès des ménages réalisée en 1996 par le Ministère camerounais de l’économie et des Finances, met en exergue l’existence d’un clivage Nord/Sud en ce qui concerne les taux de scolarisation. Les taux de scolarisation particulièrement élevés (supérieurs à 92%) se retrouvent dans les villes de Douala, Yaoundé et dans la partie sud du pays. Les villes septentrionales sont marquées par les taux de scolarisation particuli& egrave;rement faibles qu i se situent en dessous de 38%. Cette disparité s’accentue lorsqu’on s’intéresse à la scolarisation des filles; ainsi le taux de scolarisation féminin est de 21,8% dans la zone rurale du Nord Cameroun contre 87% dans la zone rurale du Sud.

Le quartier Briqueterie de la ville de Yaoundé site de notre étude est habité essentiellement par les populations venues du nord Cameroun vers les années 1940. Cette communauté aujourd’hui forte de 38000 âmes environ est composée à 90% de croyants musulmans qui ont gardé malgré l’évolution socio-économique du pays et de la ville, leurs traditions et leur mode de vie.

Cette zone connaît de nos jours un problème de sous- scolarisation couplé à un autre aussi important, les déperditions scolaires. Ce phénomène socio-éducatif connaît une recrudescence dans le milieu musulman de par le statut qu'occupe la femme dans le milieu musulman au Cameroun.

Selon le rapport des Etats généraux de l’Education au Cameroun (1995), le système éducatif camerounais produit en moyenne, au niveau primaire, plus de 50 % de déperditions scolaires. Ce chiffre connaît d’importantes disparités régionales, notamment entre ville et campagne, entre écoles à mi-temps et écoles à plein -temps, entre provinces fortement scolarisées et provinces réputées sous scolarisées.

Le niveau de recherche atteint de nos jours sur la question des déperditions scolaires permet de croire que ce phénomène a des implications sur les systèmes d’enseignement à travers le monde. Au Cameroun, les redoublements et les abandons font partie des questions liées au rendement interne du système et de la démocratisation de l’éducation. L’objectif au niveau du rendement est de réduire au tant que possible les redoublements . Quant au volet démocratisation, il s’agit comme l’affirme Goudray de permettre à chaque individu : "d’accéder au plus haut niveau de culture générale et de qualification professionnelle compatible avec ses goûts et ses aptitudes ". Toutefois; il faudrait ajouter à cet idéal la mise en place d’une politique éducative dont le but visé serait de mettre en place des conditions favorabl es qui permettent aux &e acute;lèves de rester dans le système et de réussir.

Dans les multiples débats qui se font sur la place limitée qu’occupent les femmes au sein des institutions privées, étatiques ou internationales, et même dans la société en général, la scolarisation apparaît comme une des solutions du problème. La forte déperdition scolaire féminine est désormais reconnue. Plus grave encore l’examen des données de la scolarisation au Cameroun révèle que les élèves du sexe féminin sont les plus touchés par les déperditions scolaires dans les zones musulmanes. Selon les chiffres du Ministère camerounais de l’éducation nationale relatifs à la province de l’Adamaoua (province peuplée à 90% des croyants musulmans), si "  on compare la baisse des effectifs féminin et masculin entre la classe de sixième et la classe de cinqui&egrav e;me qui lui est le vole t contigu immédiat, on aboutit aux résultats suivants : 44% de baisse d’effectifs chez les femmes contre 21% chez les garçons . En ce qui concerne les classes de première et terminale cette tendance s’est accentuée car on a 44% de baisse d’effectif chez les filles contre 13% chez les garçons >>

 

 

VI.2/- Objectifs.

Analyser les causes réelles et communes des déperditions scolaires féminines dans le quartier briqueterie et le rôle des acteurs en présence.

Objectifs spécifiques.

  1. Examiner l’impact du mariage précoce et des pratiques religieuses sur les déperditions scolaires féminines;
  2. Examiner l’effet des langues haoussa et fulfulbé sur les déperditions scolaires;
  3. Etudier l’influence de la profession des parents sur les déperditions scolaire féminines;
  4. Evaluer l’effet des tâches domestiques des enfants ainsi que le niveau de vie de leurs parents sur les déperditions scolaires;
  5. Etablir l’influence de l’encadrement scolaire ainsi que les programmes scolaires sur les déperditions scolaires féminines;
  6. Evaluer l’impact du nombre d’enfants ainsi que leurs sexes sur les déperditions scolaires.

VI.3/- Contribution spécifique de la recherche.

  1. Apporter un éclairage nouveau sur les études déjà réalisées au Cameroun en insistant sur les causes profondes de ce phénomène dans un milieu spécifique dominé par la religion musulmane en milieu urbain où la déperdition est plutôt faible en moyenne.
  2. Montrer en quoi la méconnaissance des causes réelles et profondes des déperditions scolaires féminines constitue un frein au succès des différentes mesures prises par les autorités camerounaises pour combattre ce phénomène.
  3. Evaluer l’ampleur du phénomène dans le quartier briqueterie
  4. Identifier les causes qui font que les déperditions scolaires touchent particulièrement les filles musulmanes du quartier Briqueterie que les filles des communautés non musulmanes.

VI.4/- Les activités.

La première phase de l’étude a permis d’identifier la population cible à travers une enquête préliminaire auprès de quelques ménages sur la base d'un échantillon préalablement défini. Le but de cette pré-enquête était de dénombrer au sein des ménages les filles du quartier sorties du cycle primaire avant d'avoir atteint la classe du C M II ( fin de cycle) . Cette pré-enquête s'est poursuivie au niveau des écoles primaires du quartier et ses environs, avec pour but de choisir celles des écoles dans lesquelles devaient se dérouler les enquêtes.

A la suite de cette étape préliminaire, les quatre types de questionnaires devant constituer les instruments de mesure de l'étude ont préparés, les enquêteurs et les guides recrutés et formés sur la compréhension et l'administration des questionnaires.

A ce jour, les données primaires et secondaires ont été recueillies, saisies, traitées et synthétisées. Une analyse sommaire est faite et les premières tendances dégagées.

VI.5/- Les partenaires.

Le principal partenaire financier de cette recherche est l'Union pour l'Etude de la Population Africaine(UEPA), institution de financement des programmes juniors de recherche basée à Dakar.

VI.6/- Les bénéficiaires.

Les principaux bénéficiaires de cette recherche sont: l'ensemble de la communauté éducative nationale qui disposera à la fin des travaux des éléments nouveaux leur permettant de réduire l'ampleur du phénomène, les autorités administratives, les ONG, et les chercheurs en sciences de l'éducation.

 

VI.7/- Résultats obtenus

Un rapport d'étape a été produit, il sera discuté avec les populations concernées et les partenaires locaux de l'éducation dans le cadre d'un séminaire de restitution. Les recommandations devront à coup sûr améliorer la qualité du rapport final.

VII/- ACTIONS INTERNATIONALES DE ERA-CAMEROUN DEPUIS 1999 ET PREMIER SEMESTRE 2000.

 

VII.1/- Objectifs principaux

VII.2/- Les moyens que nous avons mis en œuvre pour atteindre ces objectifs

* Missions à l'étranger.

* Maintien du fonctionnement du courrier électronique.

* Envoi des rapports et autres publications à nos différents partenaires.

* Publications et communications.

* Animation de réunions et de séances de travail à l'étranger.

* Visites des bailleurs de fonds avec nos partenaires à l'étranger.

Principaux Pays sur lesquels ont porté nos actions:

Burkina Faso, France, Etats Unis d'Amérique, Espagne, Pays-Bas, Canada, Ghana.

 

VII.3/- Missions à l'étranger

visite du siège de Génies Sans Frontières (GSF) Barcelone,

* Présentation de l'état d'avancement du projet de Melen IV; présentation et commentaires à partir de la cassette vidéo réalisée sur ces travaux.

* Visite de différents bailleurs de fonds potentiels sous la conduite des collègues de GSF;

* Mise au point d'une stratégie commune pour la suite du projet de Melen IV;

* Exposé sur le développement Urbain à l'Ecole Polytechnique de Barcelone, et visite du département Génie Civil de l'Ecole Polytechnique de Barcelone.

visite des installations de Maxime, sur la production de jus de fruits naturels à partir de fruits biologique. Echanges sur la possibilité de partenariat avec des membres de ERA pour un échange commercial entre le Cameroun et la France (Production du jus de mangue, jus de banane etc...).

Rencontre avec Pierre SACLIER et définition des objectifs de sa première mission au Cameroun dans le cadre du Programme Synergie. Depuis cette rencontre à Paris, Pierre SACLIER est venu deux fois au Cameroun dans le cadre de ce Programme.

Rencontre avec Philippe GIRARD et visite du laboratoire de Thermochimie, échanges sur la manière de renforcer la collaboration entre ERA-Cameroun et le CIRAD, notamment dans le cadre du CIABE. Des propositions faisant suite à ses échanges devront être faites plus tard par Philippe GIRARD notamment en ce qui concerne le domaine de l'énergie. Les actions de potabilisation devant être engagées de commun accord avec l'ENSP./LESEAU.

VII.4/- Les difficultés éprouvées

  1. Les multiples pannes de l'ordinateur connecté au réseau Internet. Cet ordinateur demande à être mieux protégé.
  2. Les difficultés éprouvées au niveau du MINREX pour le visa sur le dossier HELIO en vue de l'organisation du séminaire sur la viabilité énergétique à Yaoundé. A cause de cette difficulté, cette réunion sera organisée au Burkina Faso.

VII.5/- Perspectives.

Les meilleures perspectives actuelles se présentent à travers la collaboration avec GSF en Espagne et CLE en France qui sont des Ingénieurs comme la plupart des membres de ERA-Cameroun et qui ont pratiquement la même éthique et les mêmes motivations.

Un autre axe porteur est notre partenariat avec CRS avec qui nous envisageons mettre en place un projet de suivi environnemental et social de la mise en œuvre du pipeline Tchad - Cameroun.

Ensuite nous développerons une activité à travers les appels d'offres d'actions pilote au niveau International et à travers les différents réseaux thématiques auxquels nous participons activement.

Les perspectives d'un programme européen avec Polden existent mais il faut monter un projet.

Le programme CIABE et Synergie sont prometteurs à condition que les procédures administratives soient accélérées et que nos partenaires français soient expéditifs.

Il est nécessaire d'envoyer quelques articles dans le Bulletin du RABEDE qui a besoin d'être soutenu aujourd'hui plus qu'hier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sept partenaires ont participé au financement des activités de ERA – Cameroun au cours 1999/2000. Il s’agit par ordre d’importance de leur soutien de :

La contribution de chaque partenaire au financement des activités de l’année 1999 est récapitulé dans le tableau n°5 ci – dessous. L'approbation des comptes pour un comptable assermenté joint en annexe.

Tableau n°5 : Produits et charges de l'exercice 1999 et premier semestre 2000

Produits (contributeurs)

Dépenses

Recettes

Catholic Relief Services (CRS)

13 349 000

CIRAD - Forêt (FAC et Synergie (UE))

12 700 000

Génie Sans Frontière (Barcelone)

6 000 000

SCAC (Ambassade de France)

7 568 150

Prestation ERA

5 260 672

Contribution des membres

100 000

UEPA

3 100 000

REC

1 500 000

Total des recettes

49 577 822

Charges de fonctionnement

5 250 571 FCFA

Petit équipement

Entretien des équipements

Fournitures de bureau et consommables

Loyer + commodités (électricité et eau )

Personnel sous contrat

Communication

Accueil des partenaires

Frais de déplacements dans la ville

739 000

293 000

725 156

1 170 600

 

884 000

880 815

198 000

360 000

Dépenses de programme

37 568 447

Total dépenses

42 927 822 FCFA

Contribution des partenaires non encore reçu à la date du bilan

6 650 000 FCFA

La contribution la plus importante est apportée par Catholic Relief Services pour appuyer le travail que nous avons fait dans le cadre du projet pétrolier et d’oléoduc Tchad Cameroun en partenariat avec le GCA. Les activités réalisées dans le domaine énergétique ont été appuyées exclusivement par le ministère français des affaires étrangères et l'Union Européenne à travers le CIRAD - Forêt. L’ensemble de ces activités se résume aux études socio – économiques préliminaires pour le montage d’un projet pilote d’électrification rurale décentralisée.

Figure n°3 : Contribution des différents partenaires au financement des activités de ERA - Cameroun en 1999.

La richesse de ce budget est d’abord la diversité des sources de financement et surtout l’importance de la contribution propre de ERA – Cameroun qui représente environ 11% du montant total du budget.

Par rapport aux année précédentes, nous avons mobilisé un peu moins de ressources qu’en 1998, mais nous avons engagé dans le cadre des activités de cette année, des projets qui s’étendent sur plusieurs années, ce qui nous permet d’inscrire les activités de long terme. En ce qui concerne les dépenses de fonctionnement qui représentent 12% des dépenses totales, elles sont limitées uniquement à la rémunération du personnel administratif, les charges locatives et les petits équipements. Les dépenses de programme, c'est- à - dire les frais de matériaux, les missions pour le suivi des projets et les frais d'enquêtes diverses représentent environs 88% des dépenses de l'organisation. Les dépenses de fonctionnement correspondent presque aux recettes propre s génér&ea cute;es par ERA - Cameroun pendant l'exercice. La difficulté de financement du fonctionnement de l'organisation réside dans le fait que la plupart des programmes financés sont de courte durée et les partenaires avec qui ERA-Cameroun travaillé ont mis de l'importance uniquement dans le financement des activités qui leur sont soumises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 1 : PROGRAMME TRIENNAL 2001 - 2003.

Le programme triennal 2001/2003 adopté par l'assemblée générale annuelle du 31 juillet 2000 vient consolider les activités déjà amorcées dans le cadre de ce programme. Ainsi, notre organisation compte à travers ce programme diversifier ses activités vers le milieu rural tout en renforçant les capacités d'intervention en milieu urbain. Ainsi les activités du programme triennal seront développées à travers les programmes suivants :

ANNEXE 2 : LISTES DE MEMBRES DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE ERA - CAMEROUN

Nom et prénom

Fonction

Qualification

Dr. NGNIKAM Emmanuel

Enseignant chercheur à l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé.

Ingénieur de Génie Civile et docteur de l'INSA de Lyon

Dr. TANAWA Emile

Enseignant Chercheur à l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé. Chef de département de la valorisation de la recherche.

Ingénieur de Génie Civile et docteur de l'INSA de Lyon

WETHE Joseph

Enseignant Chercheur à l'Ecole Inter Etat d'Equipement Rural (EIER) de Ouagadougou, Burkina Faso.

Ingénieur de Génie Civile, diplômé de l'ENSP de Yaoundé

TCHOUNGANG Charles

En service au ministère Investissements Publics et de l'Aménagement du Territoire, Yaoundé

Sociologue

Enseignant des Ecoles Normales d'instituteurs.

Prof. FOUDJET Amos

Professeur à l'Université de Dshang, (CRESA Forêt - bois de Nkolbisson à Yaoundé).

Ingénieur de Génie Civil et professeur des universités.

Dr. DJEUDA TCHAPNGA Henri Bosko

Enseignant chercheur à la faculté des sciences de l'Université de Yaoundé I

Docteur de l'Université Joseph Fourrier de Grenoble.

TCHAPOYA Jean Claude

Professeur des lycée et Collèges. En service au Lycée d'Akwa à Douala

Diplômé de l'Ecole Normal de Yaoundé et DEA en mathématique

TEKAPSO Pierre

Chef de service de formation au Fond National de l'Emploi (FNE)

Ingénieur de électro mécanique. Diplômé de l'Ecole Nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé.

YIAH Joseph

Opérateur GRET à Bafoussam

Licencié en science naturel

KEMEUZEU Bernard

En service à la Délégation provinciale de l'Urbanisme et de l'Habitat à Bafoussam

Ingénieur de Génie Civile

C'est l'Assemblée générale qui joue le rôle du conseil d'administration dans l'organigramme actuel de ERA - Cameroun.

LISTE DES MEMBRES DE LA CELLULE DE COORDINATION DE ERA - CAMEROUN.

Ces membres ont été élus à l'assemblée générale ordinaire du 31 juillet 2000.

Nom et prénoms

Poste occupé

Dr NGNIKAM Emmanuel

Coordonnateur

Dr TANAWA Emile

Coordonnateur adjoint

Mr WETHE Joseph

Secrétaire Général

Mr TCHOUNGANG Charles

Directeur Financier

Les autres membres élus à l'Assemblée générale du 31 Juillet 2000.

Président de l'Assemblée Générale : Pierre TEKAPSO.

Commissaires aux compte : Dr DJEUDA TCHAPNGA Henri Bosko

Directeur Scientifique : Pr FOUDJET Amos

Responsable Antenne de Bafoussam : YIAH Joseph

.

ANNEXE 3 : PHOTOS DE QUELQUES REALISATIONS DE ERA - CAMEROUN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Micro-projets de quartiers (Grâce à ce ponceau, les habitants de Tsin La valorisation énergétique de la biomasse est l'une des activités réalisées

Ga Elobi à Yaoundé pourront accéder à leurs maisons même après (cette photo présente la plate forme motorisée, comprenant gazogène et moteur

les pluies.) en cours d'expérimentation à ERA - Cameroun)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qualité des eaux des ouvrages réalisés par Plan International Amélioration des voies d'accès dans le quartier Melen IV (Yaoundé).

au Cameroun sous le contrôle des ingénieurs de ERA - Cameroun et la

vigilance des populations bénéficiaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Projet pétrolier et d'oléoduc Tchad - Cameroun : les participants à Actions internationales : les participants à l'atelier international de formation

L'atelier national d'analyse du plan de compensation sur le montage des projet d'électrification rurale décentralisée (ERD),

organisé conjointement par le CIRAD - Forêt, L'ENSP et ERA - Cameroun.

(Yaoundé du 25 au 30 Septembre 2000).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 4 : coupure de presse portant sur les réalisations de ERA - Cameroun

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